Rapport explicatif

Consultation 2011/119: Projet du rapport du Conseil fédéral sur la stratégie de la protection de la population et de la protection civile 2015+ · 80 pages

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Rapport du Conseil fédéral sur la stratégie de la protection

de la population et de la protection civile 2015+ Page 36 _____________________________________________________________________________________

cantons ou régions – certains en collaboration avec d’autres partenaires (p. ex. l’armée) –, dont le nombre et l’étendue diffèrent d’un canton à l’autre.

Les déficits en matière d’instruction sont dus aux inégalités cantonales, qui résultent notamment de différences au niveau des besoins et des efforts, ainsi que d’un manque d’uniformité en ce qui concerne l’offre de formation de certains partenaires. Fait défaut non seulement une unité de doctrine nationale en matière de protection de la population qui serait véhiculée à travers l’instruction des organes de conduite et des membres des organisations partenaires, mais également une cohérence et une compatibilité généralisées quant à la terminologie utilisée dans les documents d’instruction et ouvrages didactiques. En revanche, la coopération avec les organisations partenaires, notamment avec les sapeurs-pompiers et les services sanitaires de secours, a été intensifiée au niveau de la formation du personnel enseignant. C’est ainsi que des cours de méthodologique/didactique ont lieu conjointement.

2.1.8 Infrastructure

L’infrastructure de la protection de la population se compose de deux parties : d’une part, un nombre élevé d’ouvrages des organisations partenaires clairement attribués (p. ex. hôpitaux, centres de renfort des sapeurs-pompiers, postes de police) puis, de l’autre, des éléments conçus certes pour la protection civile mais servant aujourd’hui en grande partie aux utilisateurs du système coordonné de protection de la population (p. ex. systèmes de transmission de l’alarme) ou aux organes de conduite (p. ex. postes de commandement) et autres organisations partenaires (p. ex. Polycom).

La pratique et l’exercice « Blackout Suisse II » 2009 en particulier ont révélé des lacunes de sécurité considérables au niveau de la communication au sein des organes de conduite fédéraux et cantonaux et entre ceux-ci en cas de catastrophe et en situation d’urgence. Une panne d’électricité à grande échelle entraînerait une défaillance de la plupart des lignes téléphoniques, de même que des liaisons de messagerie et internet des états-majors fédéraux et cantonaux, basées sur le réseau de télécommunication public. Le cas échéant, la communication entre le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux serait sérieusement entravée.

Les pannes de courant risquant de se multiplier à l’avenir, des mesures s’imposent en la matière. Introduits durant les années quatre-vingt spécialement pour prévenir de tels scénarios, le réseau téléphonique réservé au gouvernement (réseau R) et le réseau télématique Vulpus, destiné à la transmission cryptée de messages, mis à disposition et financés les deux par le domaine Défense, sont ou arriveront bientôt au bout de leur cycle de vie respectif (réseau R : 2011 ; Vulpus-télématique : env. 2014. Il s’agit donc d’acquérir de nouveaux systèmes pouvant répondre aux exigences accrues en matière de gestion de crises dans toutes les situations. Prévus à cet effet par le DDPS, les systèmes de communication de la conduite Polyconnect (communication au niveau de la conduite entre la Confédération et les cantons) et Polydata (accès intranet sans fil aux applications PES, Gin et SII gérées par les Confédération et les cantons) pourraient contribuer dans une mesure essentielle à garantir l’aptitude à la conduite dans le Réseau national de sécurité ; préalablement, il importe cependant encore de régler les questions de financement et de compétences.