Rapport sur les résultats
Consultation 2017/83: Deuxième étape du plan sectoriel du «Dépôts en couches géologiques profondes» · 206 pages
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Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes»
Au cours de leur histoire géologique de plusieurs millions d’années, les argiles à Opalinus ont été exposées à des températures d’environ 100 °C dans tous les domaines d’implantation. Le réchauffement relativement court dû au dépôt ne devrait donc guère se traduire par un changement thermique ou une friabilité. De plus, les argiles à Opalinus et la bentonite possèdent une grande capacité d’auto-colmatage, de sorte que les fissures liées au gonflement des minéraux argileux se referment et la roche d’accueil conserve sa capacité de rétention. Plusieurs expériences thermiques réalisées dans le laboratoire souterrain du Mont Terri ont confirmé que les processus relatifs aux argiles à Opalinus étaient bien compris et que la capacité de rétention ne devrait pas être affectée.
Dépôt pilote et zones expérimentales dans le dépôt en couches géologiques profondes: selon
l’OENu, le dépôt en couches géologiques profondes doit comprendre un dépôt pilote dans lequel un volume représentatif de déchets radioactifs est surveillé. Ce dépôt pilote sert à surveiller le comportement des déchets, du matériau de comblement et de la roche d’accueil, c’est-à-dire de tout le système de barrières, jusqu’à la fin de la phase d’observation. Aucune expérimentation n’y est toutefois prévue. Pour étayer le rapport de sécurité des phases d’exploitation et de post-exploitation, les expériences concernant les propriétés de la roche d’accueil qui sont pertinentes pour la sécurité seront menées dans des zones expérimentales séparées du dépôt en couches géologiques profondes. Sur la base des résultats correspondants, il conviendra de confirmer que le dégagement de chaleur des DHR n’affecte pas la sécurité à long terme.
Interactions chimiques: les expérimentations réalisées sur les interactions chimiques entre l’argile et le ciment ont montré que l’épaisseur de la couche de réaction présentant des modifications de l’argile était relativement mince. Malgré ses estimations conservatrices de l’ampleur de ces interactions entre les matériaux de support et de comblement à base de ciment et les argiles à Opalinus ou la bentonite, l’IFSN conclut dans ses évaluations précédentes que l’interaction entre le ciment ou des matériaux à base de ciment comme le béton et les argiles à Opalinus n’a qu’une influence minime sur la sécurité à long terme en cas de dimensionnement adéquat du dépôt. Les gaz sont abordés au chapitre 3.5.17.
3.5.14 Séismes
ÖDP Waldshut regrette le manque de recherches sur l’adéquation à long terme des argiles à Opalinus, et notamment leurs déformations en cas de séismes violents, ou la faible prise en compte de ces événements. Les études sont insuffisantes, en particulier en ce qui concerne le risque accru de séismes dans le fossé rhénan. Selon B90/Grüne Singen, KLAR! (D) et un particulier, le Rhin supérieur et la région du lac de Constance sont situés dans la zone sismique 2 d’après la norme DIN. Un particulier rappelle dès lors que des séismes d’une intensité de 7 à 7,5 sont possibles tous les 50 ans, y compris du côté suisse. De plus, il faudrait considérer le lien entre le vulcanisme et la tectonique et déterminer jusqu’à quelle magnitude un dépôt en couches géologiques profondes pourrait demeurer intact.
Plusieurs particuliers considèrent (en résumé) que le nord de la Suisse et le sud de l’Allemagne «ne sont pas protégés contre les séismes» ou y «sont exposés» en raison des structures tectoniques du fossé rhénan, du fossé de Zollern, de l’Hegau et du Jura, qui se situent dans la zone de déformation des Alpes et de la plaque européenne. Certains n’excluent pas une contamination radioactive des eaux de surface, en particulier du Rhin, par un dépôt en couches géologiques profondes en cas de séismes majeurs probables dans la région, ce qui est intolérable au vu des conséquences sur une large population. Sont mentionnés, par exemple, le tremblement de terre de Bâle en 1356 et une éventuelle récidive ou les nombreux séismes enregistrés actuellement dans les régions concernées et avoisinantes. Par rapport aux Alpes, la recherche sur la tectonique et la sismicité du Jura a été négligée ces dernières décennies. De plus, la sécurité sismique, la chronologie des séismes majeurs et les effets d’un tremblement de terre sur un dépôt en couches géologiques profondes n’ont pas ou pas suffisamment été clarifiés. L’émiettement de la roche d’accueil, par exemple, fait partie des effets méconnus. Les déchets