Rapport sur les résultats
Consultation 2017/83: Deuxième étape du plan sectoriel du «Dépôts en couches géologiques profondes» · 206 pages
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Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes»
radioactifs ne devraient pas être stockés dans des zones sismiques notoires, car cela menace aussi les générations futures. Un particulier pense qu’il existe un contraste entre les domaines d’implantation ZNO, JO et SR qualifiés de zones à «faible activité tectonique» et «généralement calmes» et les activités sismiques observées. On minimise ainsi des problèmes de sécurité réels qui sont liés au stockage de déchets radioactifs.
Un particulier critique la présentation simpliste de l’impact des séismes sur un dépôt en couches géologiques profondes, en particulier par la Nagra. Il faut ajouter à ces modélisations les failles préexistantes, les contraintes des massifs et leur évolution sur la période considérée d’un million d’années. Le concept de stockage non contrôlé des déchets radioactifs pendant la phase d’exploitation, à l’exception du dépôt pilote, et la suppression complète des contrôles à l’issue de cette phase sont irresponsables en raison du fort risque sismique au nord de la Suisse.
Plusieurs particuliers pensent que le risque de séismes et d’autres conditions géologiques défavorables n’ont pas encore été abordés ou que les paramètres sismologiques n’ont pas été considérés ou ne l’ont été que de manière minimaliste. Pour d’autres, les faits scientifiques sont pourtant clairement défavorables au stockage de déchets radioactifs dans des régions sismiques. Il faudrait donc rechercher des domaines situés dans les zones sismiques les plus faibles pour réduire la probabilité d’incidents.
D’autres particuliers soulignent les risques de tremblement de terre au niveau des installations en surface comme les stations de déchargement ou les dangers d’un séisme induit par le dépôt dans une région densément peuplée.
Commentaire
Les séismes sont pris en considération dans trois critères techniques de sécurité de la Conception générale du PSDP: premièrement, ils peuvent influer sur les voies d’écoulement (critère 1.4); deuxièmement, ils ont une incidence sur la stabilité des propriétés du site d’implantation et de la roche (critère 2.1) et, troisièmement, la possibilité de prévoir l’évolution géologique à long terme induite par les séismes doit être évaluée (critère 3.3).
Par rapport à d’autres régions helvétiques, le cœur de la Suisse du Nord est relativement calme sur le plan sismique. L’extrémité ouest du domaine d’implantation JO se trouve à plus de 30 km de la dépression du fossé rhénan. D’après l’OPAM200, les installations nucléaires doivent résister à des séismes pour garantir la protection de l’homme et de l’environnement. Les zones de faille connues sont évitées lors du choix du site. Ainsi, la barrière géologique dans l’environnement proche du dépôt ne devrait guère subir de détériorations graves sur le long terme.
Étant donné qu’aucune activité volcanique n’a été recensée en Suisse et dans les régions limitrophes à l’étranger depuis des millions d’années, des activités sismiques subséquentes ne doivent pas être prises en considération. À l’exception de l’activité sismique du fossé rhénan dans la région de Bâle, les séismes en Suisse résultent pratiquement tous de la convergence des plaques tectoniques ayant conduit à former les Alpes. Le risque de séismes en Suisse provient donc principalement des tensions de la grande tectonique et des systèmes de failles hérités de l’histoire géologique.
La Nagra a mené de vastes campagnes sismiques pour identifier les systèmes de failles au sein et autour des domaines d’implantation. De plus, dans le cadre de son programme de forage, elle recensera également les zones de tension souterraines à l’étape 3. La situation tectonique régionale changera peu sur la période considérée d’un million d’années. Les conditions sismiques actuelles sont donc comparables au futur risque correspondant sur cette durée. L’affaissement puis le soulèvement dans les
200 Ordonnance sur la protection contre les accidents majeurs (ordonnance sur les accidents majeurs, OPAM; RS 814.012)