Rapport explicatif

Consultation 2019/32: Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021-2024 · 50 pages

Fedlex · Rapport explicatif · Page 21Fedlex · Rapport explicatif

l’importance grandissante de la région comme centre de gravité économique, la Suisse a un intérêt à contribuer à surmonter les défis de la région en matière de développement durable et de promouvoir la stabilité de la région.

La coopération bilatérale au développement priorisera :

- L’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, y compris la gestion de l’eau et de

l’énergie, la sécurité alimentaire et la réduction des risques de catastrophes ;

- La bonne gouvernance, y compris le renforcement des institutions au niveau national et local, la

gestion des finances publiques et les services publics permettant de lutter contre les inégalités ;

- Le développement économique, en favorisant l’amélioration des conditions-cadres, le

développement du secteur financier, la promotion du secteur privé, l’accès équitable à des services d’infrastructure de qualité et un accent sur l'enseignement de base et la formation professionnelle.

En Europe de l’Est, au cours des trente dernières années, les anciens pays communistes ont réalisé des progrès significatifs vers la démocratie, l’état de droit et l'économie du marché. Cependant, bien que la pauvreté extrême ait été en grande partie éliminée et qu’une classe moyenne se soit développée, la région se heurte aujourd’hui encore à de nombreux problèmes (faiblesse des institutions étatiques, corruption et lenteur des réformes). Nombreux pays de la région souffrent des conséquences de conflits armés passés ou sont touchés par des conflits actuels. De par sa proximité géographique et ses liens humains, notamment avec une importante diaspora des Balkans, la Suisse a des intérêts liés à la stabilité et la sécurité de la région, tout comme à l’amélioration des conditions-cadres politiques et économiques qui facilitent le développement de nouveaux marchés et les possibilités d’investissements.

La coopération bilatérale au développement priorisera :

- Le développement économique, en favorisant le renforcement du secteur financier, la création

d’emplois, l’amélioration des services de base et la gestion énergétique des villes ;

- La bonne gouvernance, y compris le renforcement des institutions nationales et locales et les

services publics de base, la gestion des finances publiques, l’inclusion et la lutte contre la corruption;

- L’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, la protection de l’environnement et la

réduction des risques de catastrophes.

En Amérique latine et aux Caraïbes, suite à l’analyse des besoins comparée à d’autres régions du monde62 et des intérêts de la Suisse, la coopération bilatérale au développement du DFAE se désengage progressivement jusqu'en 2024. La clôture des programmes sera planifiée de manière à assurer des résultats durables. Tenant compte notamment des intérêts de la politique économique extérieure de la Suisse, le DEFR, pour sa part, continuera son engagement en Amérique latine (Figure 5). Il priorisera le développement et la gouvernance économique en favorisant l’amélioration des conditions cadre économiques, notamment pour accroître la transparence dans les processus de planification et de gestion des ressources financières et naturelles, l’intégration dans les chaines de valeurs mondiales, la promotion du secteur privé et l’accès équitable à des services d’infrastructure de qualité, en particulier dans les régions urbaines.

Pour toutes les régions, les stratégies conjointes qui renforcent la collaboration entre l’aide humanitaire, la coopération au développement et la promotion de la paix seront priorisées, en particulier dans les contextes de crises prolongées afin d’avoir des actions plus efficientes et des résultats durables. Dans la mise en œuvre, un accent sur l’égalité des genres reste indispensable.

Durant la période 2017-2020, la coopération bilatérale au développement du DFAE et du DEFR était déployée dans 30 pays et régions prioritaires, soit un total de 52 pays (46 pays pour le DFAE63, 13 pays pour le DEFR dont 7 pays prioritaires conjoints). Afin de focaliser ses ressources pour plus d’impact, la coopération bilatérale au développement du DFAE réduira jusqu’à fin 2024 le nombre des pays prioritaires de 46 à 34 (Tableau 1 et annexe 4)64. Aucun nouveau pays prioritaire n’est proposé.

Le DEFR maintient sa concentration géographique dans 13 pays prioritaires et révisera cette position en vue de la période 2025-2028, pour préparer la transition vers un retrait éventuel de certains pays prioritaires. En dehors de ses 13 pays prioritaires, le DEFR met en œuvre de manière sélective des mesures complémentaires sur la base de ses compétences, de façon flexible et ponctuelle. Ces

62 Si les inégalités et la violence restent élevées dans plusieurs pays de l'Amérique latine, cette dernière a connu une réducti on de la pauvreté et une amélioration des services de bases remarquable. La région a également connu une expansion importante de la démocratie depuis les années 1980 : voir Center for Systemic Peace, base de données "Polity IV", www.systemicpeace.org > Analysis > Polity Project > Country Reports: South America: Regimes by Type.

63 La région de la Corne de l’Afrique (Ethiopie, Kenya et Somalie) du message 2017-2020 est comptabilisé comme un pays.

64 Certains de ces pays continueront à être traités dans le cadre de stratégies régionales au lieu de stratégies bilatérales, principalement les Grands Lacs (Rwanda, Burundi, Kivu), le contexte de la crise somalienne, le contexte de la crise syrienne et le Caucase du Sud (Géorgie, Arménie). Rapport explicatif sur la coopération internationale 2021-2024 (02.05.2019)