Projet
Consultation 2021/36: Rapport sur la politique de la sécurité 2021 · 45 pages
Fedlex · Projet · Page 34Fedlex · Projet
Rapport sur la politique de sécurité (projet) Page 33 _____________________________________________________________________________________
Engagement en faveur du développement du contrôle des armements et du désarmement au vu des nouvelles évolutions technologiques et de leurs conséquences sur les systèmes d’armes (p. ex. big data, intelligence artificielle, autonomie, nouvelles technologies réseau), élaboration d’une nouvelle stratégie en matière de contrôle des armements et de désarmement.
4.2.3 Mettre davantage l’accent sur les conflits hybrides
Dans les conflits hybrides, les acteurs recourent à une large palette d’instruments qui va de l’utilisation de moyens cyber à une attaque classique en passant par l’espionnage ou des activités visant à exercer une influence. Ce genre de conflit doit être saisi dans sa globalité pour pouvoir identifier et contrer les menaces, développer des contremesures et renforcer la résilience de l’État et de la population.
S’agissant des conflits hybrides, l’armée3 doit être en mesure de couvrir une large palette de capacités et de soutenir les autorités civiles déjà dans la zone grise qui se situe entre la paix et le conflit armé ouvert. Lorsque la situation change, elle doit pouvoir réagir rapidement et assumer parallèlement différentes tâches. Même si le schéma conflictuel s’est transformé, la défense contre une attaque armée reste une tâche fondamentale, ce d’autant qu’un conflit hybride peut déboucher sur une attaque militaire. Par conséquent, l’armée doit pouvoir assumer simultanément des tâches subsidiaires de protection et de sécurité, fournir une aide en cas de catastrophe ou de situation d’urgence et défendre le pays, sa population et ses infrastructures, tout en étant capable de passer rapidement d’une tâche à l’autre. Il s’agit par exemple de protéger des secteurs, des installations, des axes de circulation et l’espace aérien ainsi que de défendre la population et les infrastructures critiques contre des attaques. L’armée doit donc s’orienter sur de tels engagements et, dans ce cadre, employer ses moyens de façon coordonnée et, pour les engagements subsidiaires, en fonction des besoins des partenaires civils.
De premiers pas ont déjà été faits dans cette direction avec le développement de l’armée. La disponibilité échelonnée et la réintroduction de la mobilisation ont permis d’accroître la disponibilité opérationnelle des troupes. Sur la base des capacités militaires requises, l’équipement est régulièrement renouvelé et complété dans des domaines clés. De nouveaux avions de combat et un système de défense sol-air seront acquis afin de pouvoir continuer à surveiller intensivement l’espace aérien au-delà du service quotidien de police aérienne, par exemple lors de tensions internationales durables, et à le défendre en cas d’attaque. Le développement et le renforcement des capacités militaires et des moyens cyber constituent une priorité.
L’armée se développe constamment afin de s’adapter aux transformations que connaissent les menaces. À l’avenir, ce processus se déroulera de manière continue et par petites étapes plutôt que dans le cadre de grandes réformes exigeant beaucoup de temps, et ce, afin d’accroître la flexibilité et de pouvoir réagir plus rapidement lorsque les menaces changent.
3 Le présent sous-chapitre décrit la mise en œuvre de l’objectif 3 au sein de l’armée. Sa mise en œuvre par d’autres domaines politiques et instruments de la politique de sécurité figure aux ch. 4.2.4 et 4.2.5.