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Consultation 2021/36: Rapport sur la politique de la sécurité 2021 · 45 pages

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Rapport sur la politique de sécurité (projet) Page 37 _____________________________________________________________________________________

capacité de la Suisse à façonner les développements internationaux dans le domaine de la digitalisation.

4.2.6 Prévenir le terrorisme, l’extrémisme violent, le crime organisé et les autres formes de criminalité transnationale

La lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent, le crime organisé et les autres formes de criminalité transnationale reste une priorité. La Suisse combat ces menaces par la prévention et la répression grâce à une étroite collaboration entre les autorités fédérales et cantonales compétentes et les autorités étrangères partenaires. Sur la base d’une appréciation de la menace, une stratégie de lutte contre la criminalité est définie et actualisée5. Il existe également une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme qui est régulièrement mise à jour.

Dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme, la détection précoce de telles menaces et l’identification des possibles fauteurs de troubles et des personnes à risque jouent un rôle crucial. En plus des groupes connus, l’accent est mis sur les auteurs radicalisés agissant de manière autonome. Il s’agit également de tenir compte de la distinction entre terrorisme et extrémisme violent qui, dans la réalité, est parfois fluide. Le Plan d’action national de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, adopté par la Confédération et les cantons en 2017, sert également à prévenir la radicalisation et prévoit des mesures de prévention dans les domaines de la politique sociale et de l’éducation. Les services fédéraux et cantonaux chargés de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent consolident en permanence leur coopération pour tenir compte du caractère interdisciplinaire des menaces. Le programme TETRA (Terrorist Tracking), dans lequel les autorités fédérales et cantonales collaborent étroitement sous la direction de l’Office fédéral de la police (fedpol), revêt un rôle important.

Une coopération et une coordination étroites entre la Confédération et les cantons sont également essentielles dans la lutte contre le crime organisé. Sous la dénomination Countering Organised Crime, l’échange d’informations et d’expériences a été intensifié entre diverses autorités telles que les polices cantonales, fedpol, le Service de renseignement de la Confédération, le Ministère public de la Confédération et l’AFD, mais aussi les services sociaux, les autorités compétentes en matière de migration, les autorités financières et fiscales ainsi que les autorités responsables de la surveillance des marchés, des registres et de la concurrence.

Le terrorisme et la grande criminalité sont des menaces agiles, interconnectées et transnationales. La Suisse dépend donc d’une coopération policière internationale efficace. L’accord d’association à Schengen et le Système d’information Schengen constituent les instruments de coopération majeurs. D’autres systèmes d’information de l’UE6 concernant la sécurité et la migration sont en cours de développement ; à l’avenir,

5 La stratégie du DFJP de lutte contre la criminalité 2020 – 2023 définit trois priorités : le terrorisme, la criminalité organisée et les autres formes de criminalité transnationale. Elle repose sur les trois piliers de la prévention, de la coopération et de la répression et suit trois principes : pilotage des forces de police fondé sur l’analyse ; intégration du secteur privé ou d’autres secteurs extérieurs à la police ; repérage des flux d’argent acquis par des moyens criminels.

6 Système d’information sur les visas, système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages, système d’entrée/de sortie EES, système API (Advance Passenger Information), système FADO (Faux documents et documents authentiques en ligne).