Rapport explicatif

Consultation 2023/16: Modification de l’ordonnance du DEFR sur le stockage obligatoire d’aliments et de fourrages · 41 pages

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croissante, le pays compte toujours un grand nombre d’exploitations laitières, et la production suisse se caractérise par une large répartition géographique36.

Conclusion : en cas d’interruption des importations, les produits laitiers devraient être disponibles en quantité suffisante. Il n’y a donc pas lieu de soumettre ces produits au stockage obligatoire du point de vue des orientations stratégiques. Le très léger déficit calorique qui découlerait d’une réduction de la production faute d’importations de fourrages concentrés est pris en considération dans l’apport calorique global.

3.6. Viande

La viande représente 10 % de l’apport calorique global37. C’est une source importante de protéines et de matières grasses, qui contient en outre de précieux nutriments. Le taux d’autosuffisance alimentaire brut pour cette denrée se monte à quelque 80 %38 (et le taux net à 64 %)39.

En dépit d’une tendance croissante à la concentration, les exploitations agricoles produisant de la viande restent nombreuses, et elles sont en outre bien réparties sur le territoire suisse40. Étant donné que la consommation actuelle dépasse les valeurs recommandées, la production indigène de viande suffirait à couvrir les besoins même en cas d’interruption des importations de fourrages.

Conclusion : constituer des réserves de viande en supplément des stocks saisonniers existants est superflu, sachant notamment que les exportations de la Suisse diminueraient en cas de pénurie grave. Il serait en outre très coûteux de mettre de la viande en réserve. Il est prévu de compenser la perte de calories issues de la viande par des réserves obligatoires de denrées d’origine végétale. La diminution de l’apport en énergie qui en résulterait est prise en compte dans l’apport calorique global.

3.7. Fruits et légumes

Les fruits et légumes contribuent à hauteur de 6 % à l’apport calorique global41. Le taux d’autosuffisance alimentaire pour les légumes frais se monte à environ 50 %, sachant que la plupart des semences sont importées. Le taux d’autosuffisance pour les fruits avoisine quant à lui 30 %42. Les fruits et légumes contribuent de

36 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation », Agristat, 2017, chap. 3.

37 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation », Agristat, 2017, moyenne des années 2012 à 2016.

38 Proviande, 2017.

39 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation » (SEE), Agristat, 2017, chap. 6, taux d’autosuffisance pour la viande (80 %) * part nette des aliments d’origine animale, moyenne des années 2012 à 2015 (75 %), tiré de l’annuaire SEE 2016, ch. 6.7, p. 144.

40 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation », Agristat, 2017, chap. 3.

41 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation », Agristat, 2017, moyenne des années 2012 à 2016.

42 « Statistiques et évaluations concernant l’agriculture et l’alimentation », Agristat 2017, chap. 6.