Rapport explicatif

Consultation 2006/9: Nouvelle réglementation concernant la dissémination d'organismes dangereux pour l'environnement (Révision totale de l'ordonnance sur la dissémination dans l'environnement) · 41 pages

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de la mer Caspienne vers l’ouest, jusqu’en Turquie. On trouve également de rares sites de reproduction dans le delta du Danube, en Bulgarie et dans le nord-ouest de la Grèce. Relativement agressive, le tadorne casarca peut facilement se développer au détriment d’autres espèces d’oiseaux, en particuliers d’anatidés. Les conditions favorables qui ont régné ces dix dernières années ont permis à cette espèce de se multiplier

considérablement. Ainsi, il est déjà arrivé que des tadornes casarca chassent des effraies des clochers de leurs nichoirs. Les individus présents en Suisse descendent presque exclusivement d’animaux ayant échappé de captivité. En Europe occidentale, les

tadornes casarca évadés nichent surtout en Suisse et aux Pays-Bas. La Suisse est par conséquent dans l’obligation, internationale, de lutter contre la propagation de cette espèce.

Oie d’Égypte (Alopochen aegyptiacus)

L’habitat naturel de l’oie d’Égypte s’étend à une grande partie de l’Afrique sub-saharienne. Introduite il y a longtemps en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, cette espèce a conquis de larges territoires. En Suisse, seuls quelques individus ont été repérés jusqu’ici. En 2003 et 2004, des nichées ont été observées près de Münchenstein et du lac de barrage de Klingnauer. Considérée comme une espèce « agressive », l’ouette d’Égypte pourrait se développer au détriment des populations d’autres anatidés.

Érismature rousse (Oxyura jamaicensis)

Originaire d’Amérique du Nord, l’érismature rousse a pu s’établir comme oiseau nicheur en Grande-Bretagne surtout, d’où elle a peu à peu conquis le sud-ouest de l’Europe. Là, elle fait concurrence à sa proche parente indigène, l’érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala), avec laquelle elle a formé des hybrides. Le Conseil de l’Europe a adopté un plan d’action visant à protéger l’érismature à tête blanche, espèce d’ores et déjà menacée globalement. Il voit le plus grand danger dans l’hybridation avec sa cousine d’Amérique. La Suisse s’est engagée dans plusieurs conventions internationales à prendre des mesures contre la propagation de l’érismature rousse.

Bernache du Canada (Branta canadensis)

Originaire d’Amérique du Nord, la bernache du Canada est aujourd’hui largement

répandue en Grande-Bretagne et en Scandinavie. Elle niche aussi sporadiquement dans le sud de l’Allemagne et au centre de la France. En Suisse, elle n’est représentée que par de rares individus. On n’a pas encore observé de nichées. Localement, on constate qu’elle entre en concurrence avec d’autres espèces. Des populations en expansion pourraient causer des dégâts à l’agriculture et souiller des parcs et des terrains de golf.

Cygne noir (Cygnus atratus)

Le cygne noir est originaire d’Australie. Des individus qui ont échappé à la captivité ont commencé à nicher en plusieurs endroits d’Europe. Le nombre d’observations augmente également en Suisse, mais reste encore faible. Contrairement à d’autres espèces, le cygne noir a eu des nichées fructueuses dès son apparition dans la nature, ce qui laisse à penser qu’il pourrait se multiplier rapidement. Jusqu’ici, on a observé des nichées à Thoune et dans la région frontalière entre la Suisse et l’Allemagne, près de Kaiseraugst.

Hybrides de rapaces et hybrides d’animaux sauvages et d’animaux domestiques