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Consultation 2007/75: Programme national alimentation et activité physique 2008-2012 (PNAAP 2008- 2012) · 68 pages

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L’obésité en Suisse Le nombre de personnes en surpoids, tous âges confondus, a augmenté dans

des proportions alarmantes au cours des dernières années. Un « clivage » se manifeste par ailleurs. Alors que les excès de consommation et donc le surpoids caractérisent une part importante de la population, on trouve toujours plus de groupes dans la population présentant les signes d’une alimentation carencée, qualitativement ou quantitativement. En 2002, 37% de la population adulte souffrait d’excédent de poids ou d’obésité, contre 30% en 1992/93 (OFS, 2003 ; OFSP, 1998). En chiffres absolus, cela signifie qu’en Suisse, 2,2 millions de personnes de 15 ans et plus présentaient un excédent de poids en 2002. Les hommes (45%) sont davantage touchés que les femmes (29%). Chez les deux sexes, l’excédent de poids et l’obésité augmentent avec l’âge, mais un peu moins vite chez les hommes à partir de 50 ans. En outre, les couches sociales inférieures présentent plus souvent un excédent de poids (OFSP, 2005a).

Un enfant sur cinq est en En Suisse, les enfants déjà (de 6 à 12 ans) souffrent de surpoids dans 20% des surpoids cas et 5% sont obèses. Par rapport à 1980, leur nombre a été multiplié par cinq,

celui des enfants souffrant d’obésité a même progressé encore plus rapidement (Zimmermann et al., 2004). Cette tendance est d’autant plus alarmante que la plupart des enfants atteints de surpoids le resteront à l’âge adulte.

Troubles alimentaires L'obésité et les troubles alimentaires sont étroitement liés : près de 30 % des

personnes obèses souffrent de troubles alimentaires nécessitant un traitement, et l'obésité résulte bien souvent d'un comportement alimentaire pathologique perdurant (Giusti, 2002). La peur d'être considéré comme « gros » fausse la perception que l'on peut avoir de son corps. Il s'avère que 70 % des jeunes filles vivant dans notre pays souhaitent perdre du poids (Narring, 2004). En Suisse comme dans les autres pays industrialisés, 5 % des jeunes âgés de 15 à 35 ans souffrent de troubles alimentaires typiques tels que l'anorexie, la boulimie et l'hyperphagie compulsionnelle (frénésie alimentaire ou binge-eating disorder) ou de pathologies atypiques réunissant plusieurs de ces troubles (de Zwaan, 2001 ; Devaud, 1998). Ces chiffres ne représentent probablement que la pointe de l'iceberg étant donné que les personnes concernées ne sont recensées qu'à partir du moment où elles demandent conseil ou de l'aide auprès d'un organe

spécialisé.

1.2.2 Coûts macroéconomiques

Coût de l’obésité En 2001, les coûts liés à l’excédent de poids et à l’obésité, ainsi qu’aux maladies

qu’ils provoquent, étaient évalués sur le plan suisse à 2,7 milliards de francs par an (+/- 20%) ou 5% des coûts totaux de la santé. 98% des coûts sont imputables aux maladies associées au surpoids, comme p. ex. le diabète de type 2, les maladies coronariennes, l’hypertension et la dépression (OFSP, 2004a).

Coût de l’inactivité Selon le document de base « Activité physique et santé », la sédentarité est elle

aussi lourde de conséquences. L’inactivité physique est responsable au niveau suisse d’environ 2900 décès prématurés, de 2,1 millions de maladies et des coûts de traitement de 2,4 milliards de francs (OFSPO, 2001 ; OFSPO et al., 2006).

PNAAP 2008–2012 (27.9.2007)