Projet et rapport
Consultation 2008/32: Révision de la loi sur le CO2 · 118 pages
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concernant le déboisement important de la forêt tropicale amazonienne. Au Brésil, tout comme aux Etats-Unis, les actions en faveur de la protection du climat se font plus au niveau local qu’au plan national. Ainsi, l’Etat de Sao Paulo, qui produit 60% des carburants biogènes du Brésil, a lancé de grands projets de reboisement.
2.3.4 Environmental Integrity Group (EIG)
Afin de pouvoir mener les négociations de manière coordonnée dans le cadre de la Convention-cadre sur les changements climatiques, la Suisse a créé, en 2000, un groupe de négociations avec la Corée du Sud, le Mexique, le Liechtenstein et Monaco dont elle assure la coordination. La création de ce groupe permet aux pays de l’EIG d’avoir plus de poids dans les négociations internationales et de pouvoir ainsi mieux représenter les intérêts de leurs pays respectifs. Le fait qu’il représente à la fois des pays industrialisés et des pays émergents lui octroie un poids supplémentaire. Il y a lieu de relever que la Corée du Sud et le Mexique sont actuellement les seuls pays de l’OCDE qui sont considérés comme des pays en développement au sens de la Convention et pour lesquels aucun objectif de réduction n’a été fixé dans le Protocole de Kyoto. Aussi, la pression faite sur ces pays pour qu’ils acceptent des objectifs de réduction contraignants augmentera encore à l’avenir.
2.3.4.1 Corée du Sud
Le gouvernement de la Corée du Sud considère les changements climatiques comme un des plus grands défis pour le pays. Il soutient l’objectif à long terme de réduire d’au moins de moitié, d’ici à 2050, les émissions de gaz à effet de serre mondiales et veut s’y employer activement. Jusqu’à présent la Corée du Sud n’était pas prête à se fixer des objectifs de réduction contraignants dans le cadre des négociations internationales. Le processus politique pour la définition d’un objectif intermédiaire pour 2020 (sans engagement au plan international) est encore en cours. La Corée du Sud estime qu’il est capital que les pays industrialisés s’engagent à atteindre des objectifs concrets et que des systèmes incitatifs soient créées pour les pays en développement afin que ces derniers puissent également participer au régime climatique international après 2012. Elle se considère comme un médiateur entre les pays industrialisés et les pays en développement. Pour la Corée du Sud, l’encouragement des énergies renouvelables est un élément essentiel; le gouvernement y voit une chance pour le pays. Un système d’échange de quotas d’émission sur une base volontaire sera mis en place d’ici à 2009. Avec sa nouvelle stratégie nationale dans le secteur de l’énergie et de l’industrie destinée à lutter contre les changements climatiques, la Corée du Sud veut obtenir les résultats suivants:
• augmenter la part des énergies renouvelables et de l’énergie nucléaire;
• conclure des accords sur une base volontaire avec les entreprises à forte intensité énergétique;
• augmenter l’efficience énergétique grâce à des normes minimales;
• si la stratégie est mise en œuvre comme prévu, la part des énergies renouvelables passera de 2,3% à 9% en 2030 et l’intensité énergétique sera améliorée de plus de 40%.