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Consultation 2010/14: Rapport du conseil fédéral à l'assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse · 88 pages
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RAPOLSEC: projet, 14 avril 2010 page 25 _____________________________________________________________________________________
En l'occurrence, il s'agit en premier lieu des Etats qui composent son environnement. La collaboration de l'armée avec les voisins est établie, par exemple sur le plan de l'instruction militaire et celui de la police aérienne. Pour ce qui est de l'aide mutuelle au niveau de la protection de la population en cas de catastrophe, des accords ont été conclus avec tous les Etats voisins. L'accord de coopération policière germano-suisse représente, lui, un modèle pour la coopération avec d'autres pays voisins et va bien au-delà des possibilités de contrats multilatéraux tels quel la Convention d'application de l'Accord de Schengen.
Pour la Suisse, la coopération multilatérale signifie avant tout la coopération dans le cadre de l'ONU, celle avec l'UE et celle avec l'OTAN (dans le Partenariat pour la paix (PPP). En sa qualité de membre de l'ONU, la Suisse s'engage − au travers de la politique étrangère principalement − dans tout le secteur d'activité de l'organisation consacré à la politique de sécurité (promotion civile de la paix, désarmement, observation militaire, mesures d'embargo etc.). Avec l'UE et l'OTAN, la Suisse a jusqu’ici coopéré de manière ponctuelle, sur divers thèmes. Il est dans l’intérêt de la Suisse de renforcer considérablement à l’avenir sa participation à la production commune de sécurité dans le cadre européen. Avec sa large palette d’instruments civils et miliaires, l’UE poursuit une politique de sécurité globale, qui correspond parfaitement aux besoins et aux possibilités de la politique suisse de sécurité. L'Accord de Schengen constitue sans nul doute la pierre angulaire de la coopération multilatérale: en participant à cet accord, la Suisse fait partie intégrante d'un vaste système de contrôle de police et de recherche policière en constant développement.
En outre, la Suisse participe à des engagements civils et militaires de promotion de la paix dirigés par l'UE ou l'OTAN, et coopère dans des domaines sélectionnés de l'acquisition d'armements. La collaboration dans le PPP est organisée de telle manière que chaque Etat peut décider lui-même des thèmes sur lesquels il entend coopérer avec les quelque 50 Etats participants, et de la mesure dans laquelle il offrira son concours. La Suisse poursuit sa participation au Partenariat et œuvre dans le cadre des activités qui ont été les siennes jusqu'ici: elle participe à un dialogue régulier sur des problèmes relevant de la politique de sécurité dans l'espace euro-atlantique, soutient des projets visant la démocratisation et la modernisation de forces de sécurité dans les pays de l'Europe de l'Est et du Sud-Est, ainsi que du Caucase méridional et de l'Asie centrale, et prend part à des exercices et des cours afin d'améliorer ses propres capacités de participer à des engagements de soutien de l'aide humanitaire et de la promotion de la paix.
5 Instruments de la politique de sécurité
La politique de sécurité est une tâche multidimensionnelle. Tous les domaines politiques y contribuent finalement à des titres variables et sont responsables des mesures prises dans leur domaine. Les instruments de la politique de sécurité peuvent combattre efficacement les dangers et les menaces mais la plupart du temps seulement d'une façon combinée. La politique de sécurité doit ainsi non seulement veiller au développement des différents instruments mais elle doit aussi s’attacher à garantir et à optimiser leur collaboration efficace. C’est l’objectif du réseau national de sécurité.