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Consultation 2010/14: Rapport du conseil fédéral à l'assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse · 88 pages
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RAPOLSEC: projet, 14 avril 2010 page 27 _____________________________________________________________________________________
centres fondés et financés en grande partie par la Suisse et établis à Genève, à savoir le Centre de politique de sécurité de Genève, le Centre international de Genève pour les opérations humanitaires de déminage et le Centre de Genève pour le contrôle démocratique des forces armées.
512 Politique des droits de l’homme
Le respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit, et plus généralement une bonne gouvernance, sont dans chaque pays des conditions indispensables pour assurer la paix et une sécurité durable. Pour qu’une société puisse fonctionner sans violence, les droits de l’homme, les droits fondamentaux tels que le droit à la vie, à la santé ou à la liberté d’opinion doivent être garantis. La violation systématique de ces droits fondamentaux reste toutefois largement répandue et est souvent la cause aussi bien que la conséquence de conflits. Sur le long terme, cependant, la paix et la sécurité ne peuvent être obtenues que dans une communauté d’Etats qui, à l’intérieur de leurs propres frontières également, respectent les droits de l’homme et les libertés fondamentales, reconnaissent la primauté du droit sur l’arbitraire politique et soumettent le pouvoir politique à un contrôle démocratique. Dès lors, la promotion du respect des droits de l’homme non seulement s’inscrit dans une longue tradition de la Suisse, mais est aussi dans l’intérêt de notre pays en matière de politique de sécurité. Elle ne constitue pas une immixtion dans les affaires intérieures d’autres Etats, car les droits de l’homme sont une composante reconnue du droit international.
Pour renforcer le respect des droits de l’homme et lutter contre leur violation, la Suisse dispose de moyens politiques, diplomatiques, juridiques et économiques. L’engagement en politique extérieure porte en particulier sur les domaines suivants :
- sauvegarde et promotion des droits humains fondamentaux, en particulier lutte
contre la torture, la discrimination raciale et la peine de mort ;
- protection des groupes particulièrement vulnérables, tels que les enfants, les fem-
mes, les minorités ou les détenus ;
- engagement en faveur d’une politique économique et entrepreneuriale respectueuse
des droits de l’homme.
Pour sa politique des droits de l’homme, la Suisse dispose d’instruments variés, comme le dialogue avec des pays spécifiques, les efforts coordonnés au sein d’instances multilatérales, telles que l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Conseil de l’Europe ou l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ou la mise en valeur des droits de l’homme par le biais de projets de promotion de la paix ou de coopération au développement.
513 Droit international humanitaire
Le droit international humanitaire, soit l’ensemble des règles destinées à garantir le respect et la protection de la personne humaine en cas de conflit armé, occupe depuis longtemps une place de choix dans la politique de la Suisse. Le droit international humanitaire est souvent considéré comme relevant de l’identité de la Suisse en matière de politique extérieure. Outre l’intérêt primordial qui vise la sauvegarde de certaines valeurs morales fondamentales, l’engagement de la Suisse en faveur du droit international est