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Consultation 2010/14: Rapport du conseil fédéral à l'assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse · 88 pages

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RAPOLSEC: projet, 14 avril 2010 page 61 _____________________________________________________________________________________

maintien et la création de places de travail, le respect de l’environnement, la garantie de l’équilibre social et, partant, la cohésion sociale.

La politique économique vise à créer des conditions qui renforcent l’attrait de la place économique suisse pour les investisseurs et la main d’œuvre qualifiée. Elle bénéficie du soutien de la Banque nationale, qui pratique une politique de stabilité financière et monétaire. Grâce à l’ouverture des marchés, la politique économique extérieure contribue à diversifier la provenance et la destination des exportations et des importations, et à faciliter les investissements étrangers. Elle crée ainsi des conditions favorables à l’approvisionnement de la Suisse, même en cas de situations extraordinaires. Dans la mesure où, comme il se doit, le commerce procure des avantages réciproques pour les parties concernées, il réduit les disparités économiques, une source importante de problèmes en matière de politique de sécurité.

La politique économique et la politique économique extérieure favorisent la stabilité globale par le renforcement de la coopération économique internationale et garantissent un système commercial mondial ouvert. Grâce aux accords de droit international public, aux mécanismes de consultation et aux procédures de règlement des litiges, la politique économique extérieure contribue à créer des règles valables sur le plan international et à éliminer les litiges portant sur des activités économiques internationales, réduisant ainsi le risque que ces litiges ne prennent une ampleur telle qu’ils engendrent des confrontations politiques.

552 Organisation et fonctionnement

L’interdépendance économique comporte un élément stabilisateur : Etats exportateurs et pays importateurs ont tout intérêt à maintenir les relations économiques qu’ils ont établies puisque des interruptions de livraison entraîneraient, d’un côté, des pertes d’emplois avec la chute des exportations, et, de l’autre côté, la paralysie des installations de production en raison du manque de fournitures. Cependant, l’interdépendance économique comporte également des risques, en particulier lorsque les dépendances économiques sont unilatérales ou qu’elles sont liées à des rapports de force politiques. C’est pourquoi il est important que les relations économiques extérieures soient intégrées à un système d’accords au respect desquels les principales puissances commerciales ont un intérêt commun. Les négociations menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce doivent par conséquent tendre à développer et à renforcer les conditions qui régissent l’économie mondiale. La Suisse soutient ce point de vue également au sein d’autres organisations internationales, p. ex. l’OCDE, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale ou encore la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement).

La croissance de l’économie mondiale améliore le niveau de vie général. Elle exerce également une pression sur les Etats en vue de préserver l’équilibre écologique par des actions concertées. La Suisse soutient de tels efforts, p. ex. en faveur de la protection de l’atmosphère terrestre, de la préservation de la diversité biologique ou du contrôle des transports de déchets dangereux.

La raréfaction des ressources naturelles, qui se dessine, renforce le potentiel de conflits, qui existe depuis toujours, pour le contrôle des gisements et des voies de transport. L’efficacité des traités internationaux reste limitée, en particulier lorsque l’accès aux