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Consultation 2010/28: Message sur le financement de la culture pour les années 2012 à 2015 (message sur la culture) · 96 pages
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2.1.3.2 Promotion de la formation musicale
Les faits, le contexte et les défis
En 2005, le Conseil fédéral publiait le rapport sur « La formation musicale en Suisse » (ci-après rapport sur la musique). Ce rapport dresse un état des lieux de la formation musicale en Suisse. L’absence de bases légales a jusqu’ici fortement limité la mise en œuvre des propositions qu’il contient. Au niveau fédéral, la promotion de la formation musicale se résume aujourd’hui pour l’essentiel au soutien apporté par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) à divers orchestres de jeunes, sur la base de la loi du 6 octobre 1989 sur les activités de jeunesse.44 Cette situation insatisfaisante a changé depuis l’adoption de la LEC :
Le nouvel article 12 de la LEC autorise et astreint même la Confédération à promouvoir la formation musicale, et complète ainsi les mesures prises par les cantons et les communes en la matière. Par formation musicale au sens de l’art. 12 LEC, on entend les mesures destinées à soutenir l’acquisition et le développement des compétences musicales des enfants et des jeunes en dehors de l’école.
Il ressort clairement du rapport sur la musique que la formation musicale extrascolaire présente actuellement certains déficits et certaines faiblesses que l’art. 12 de la LEC devrait contribuer à pallier. Les festivals de tous les genres musicaux, comme le festival de musique pour la jeunesse, les orchestres et chœurs suprarégionaux et internationaux, les camps de musique, les semaines d’activités éducatives et autres manifestations similaires sont très importants dans l’optique de l’encouragement de la pratique musicale chez les jeunes et les enfants. Or le rapport indique que nombre de projets pâtissent d'un manque de moyens financiers. Ce constat s’applique également aux concours de musique nationaux, qui sont d’importants outils de promotion de la relève et des jeunes talents.
En bonne logique, la Confédération encouragera la formation musicale en prenant appui sur les structures et les institutions existantes, pour autant que celles-ci aient fait leurs preuves. Fondée en 1999, l’association faîtière jeunesse+musique joue un rôle central dans la formation des enfants et des jeunes ; elle regroupe les institutions s’occupant de la pratique et de la formation musicale des enfants et des jeunes. Elle finance des projets par le biais d’un fonds, dont la gestion est assurée par une commission. Cette commission, qui réunit des personnalités musicales de premier rang, est réputée pour la qualité du soutien qu’elle apporte depuis des années à des projets favorisant la formation musicale des enfants et des jeunes.
L’art. 12 LEC est à démarquer de l’encouragement de la relève musicale par Pro Helvetia selon l’art. 11 LEC. Les mesures de Pro Helvetia ne concernent que les musiciens ayant achevé leur formation professionnelle. Les mesures visées à l’art. 12 s’adressent par contre aux enfants et aux jeunes en cours de scolarité et de première formation professionnelle. Une autre distinction est à établir par rapport à l’activité déployée par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS). En vertu de la loi sur les activités de jeunesse, l’OFAS alloue des aides financières à divers
44 Les aides financières sont allouées par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) sur la base de la loi sur les activités de jeunesse du 6 octobre 1989 (RS 446.1). Pour plus de détails, voir le message du 4 décembre 2009 sur l’initiative « jeunesse + musique » (FF 2010 1) et le ch. 2.4. du rapport sur la musique.