Rapport explicatif
Consultation 2013/27: Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 · 214 pages
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Suite à l’éclatement de la bulle Internet et aux conséquences, à l’échelle mondiale, des attentats du 11 septembre 2001, la performance économique de la Suisse perd de son élan et connaît en 2003 un taux de croissance négatif. Mais dès les années suivantes, on enregistre une augmentation significative du PIB réel et la croissance, évoluant entre 2,5 % et 3,6 % par an, s’avère beaucoup plus forte que dans les années 1990 (cf. graphique 1–1 sur l’évolution du PIB). Cette croissance marquante a été suscitée, en particulier, par le secteur financier, tandis que l’industrie manufacturière, très orientée vers l’exportation, a pu bénéficier, durant ces années, d’un essor sur le plan mondial. Avec le début, fin 2008, de la crise financière et économique, provoquée notamment par des turbulences dans le secteur financier, la croissance chute en dessous de la barre des 2 %. Par rapport à l’année précédente, 2009 enregistre même une diminution de la production économique de 1,9 % en termes réels.
Graphique 1-1
PIB en millions de francs
600'000 5.0%
4.0% 500'000
3.0% 400'000
2.0%
300'000 1.0%
0.0% 200'000
-1.0% 100'000
-2.0%
0 -3.0%
1980 1985 1990 1995 2000 20052010
Variation en % PIB en millions de francs
Source: Approche par la dépense (OFS: 1990-2011, SECO: 1980-1989)
La crise financière et économique mondiale de 2008 précipite l’économie de la plupart des pays de l’OCDE dans une profonde récession, en raison de leur ouverture au commerce international et du poids relativement élevé de l’intermédiation financière dans l’activité économique. La Suisse a jusqu’ici mieux supporté l’impact de la crise mondiale que ses principaux partenaires commerciaux, grâce à une spécialisation sectorielle dans des produits manufacturés moins sensibles au cycle, au levier financier modéré des emprunteurs nationaux dans le secteur non financier privé, à la résilience du crédit intérieur et à l’absence d’un cycle du logement. L’intervention de l’Etat et de la Banque nationale suisse (BNS) à l’appui de l’UBS a aussi contribué à contenir les effets de la crise. L’exposition du secteur public à des pertes potentielles en raison du programme de renflouement est modérée au regard des autres pays, malgré le poids considérable des plus grosses banques dans l’économie. La Banque nationale suisse a agi de façon décisive pour maintenir la liquidité sur le marché du crédit interbancaire, en ramenant à un taux proche de zéro