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Consultation 2015/79: Rapport du Conseil fédéral sur la politique de sécurité de la Suisse · 94 pages
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Rapport sur la politique de sécurité 2016 (projet) Page 46 _____________________________________________________________________________________
nage humanitaire, la mise en sûreté et l’élimination des armes de petit calibre et des munitions, les spécialistes de la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que le conseil et l’aide à l’instruction dans ces domaines sont très recherchés à l’ONU. La neutralité du pays, le niveau élevé d’instruction et de technologie de l’armée, le plurilinguisme et la proximité avec la population civile qui découle du système de milice font que la Suisse est particulièrement bien adaptée à certaines missions de l’ONU, notamment en Afrique. Il est donc concevable qu’à l’avenir, l’ONU demande à la Suisse de contribuer davantage encore à la promotion de la paix.
La Suisse a intérêt à ce que les engagements de l’ONU pour la promotion de la paix aient lieu car ils contribuent à stabiliser les régions en proie à des conflits, ce qui influe positivement sur sa propre sécurité. Or, de tels engagements ne peuvent se faire que si les Etats membres de l’ONU sont disposés à apporter leur contribution. Il est donc également dans l’intérêt de la Suisse de contribuer elle-même à ces engagements. En outre, plus les pays fournisseurs de troupes engagés dans une mission de promotion de la paix sont nombreux, plus leur crédibilité est élevée.
2.3.6 Interpol
Interpol, l’organisation de police internationale la plus grande au monde, regroupe 190 Etats membres. Son objectif est de promouvoir une coopération étendue à toutes les autorités de police judiciaire dans le cadre des lois nationales et dans le respect de la législation internationale en matière de droits de l’homme. Le siège d’Interpol est situé à Lyon ; en 2015, un deuxième centre mondial a été inauguré à Singapour.
Interpol favorise et soutient des activités visant à prévenir et à combattre les infractions par l’échange d’informations entre les polices judiciaires via un réseau de communication global, des banques de données, un soutien opérationnel et la formation et le perfectionnement des policiers. Les avis de recherches par Interpol sont un élément crucial par lequel les Etats membres peuvent retrouver et arrêter des personnes recherchées à l’étranger.
Chaque pays désigne un bureau central qui lui est propre ; en Suisse, c’est l’Office fédéral de la police (fedpol) qui assume cette fonction. Il est chargé de la collaboration avec les polices et les autorités chargées des poursuites pénales en Suisse, d’une part, et avec les bureaux centraux d’autres Etats et le Secrétariat général d’Interpol, de l’autre.
La Suisse a exercé une influence ciblée sur le débat nourri qui a récemment porté sur le financement externe d’Interpol. Concrètement, la Suisse a demandé que les donateurs privés soient impérativement compatibles avec les objectifs et les activités de l’organisation, que son indépendance soit préservée et que les donations soient faites en toute transparence. Sur la base de la proposition de la Suisse, une procédure a été lancée, qui réglemente plus précisément les donations financières faites à Interpol et impose un devoir de diligence.
Possibilités de participation accrue de la Suisse
Le deuxième site mondial d’Interpol à Singapour est en cours de construction. Interpol entend y intensifier la lutte contre la cybercriminalité et renforcer la recherche et le soutien dans le domaine des technologies de l’information. Le but est de mettre à la disposition des autorités policières du monde entier les instruments et les capacités requis pour leur permettre de relever efficacement les défis majeurs et complexes liés à la criminalité internationale. Une participation active sur le site de Singapour est également possible pour les autorités de poursuite pénale suisses, notamment en y détachant des experts et par la participation à des groupes de travail spécialisés ou à des formations.