Rapport sur les résultats

Consultation 2017/83: Deuxième étape du plan sectoriel du «Dépôts en couches géologiques profondes» · 206 pages

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Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes»

tighofen et le chef-lieu de Waldshut-Tiengen mentionnent à cet égard la libération potentielle de substances radioactives en cas de catastrophes ou d’incidents et le risque non calculable d’atteinte à la santé et d’exposition aux radiations qui en découlerait pour toute la population de la région du Rhin supérieur. ÖDP Waldshut décrit le trajet de propagation au-delà du Rhin en cas d’incident et la responsabilité vis-à-vis des pays concernés en aval. B90/Grüne Singen, BUND-Umweltzentrum Ortenau, KLAR! (D) et plusieurs particuliers partagent cet avis et évoquent leur alimentation en eau potable. B90/Grüne Singen, KLAR! (D) et plusieurs particuliers réclament des mesures appropriées pour protéger l’eau potable, le lac de Constance et les eaux profondes fossiles contre la radioactivité du dépôt en couches géologiques profondes dans la situation actuelle et en cas de changement futur du sens du débit. L’association Lebenswerter Hochrhein ajoute à cette liste de préoccupations celles qui concernent l’air et les sols ainsi que leur contamination radioactive durable par le dépôt et l’installation de surface.

De nombreux particuliers citent sous des formes diverses les sources de danger potentielles que représentent le transport, le transbordement et le reconditionnement des déchets ou le processus de mise en dépôt de manière générale ainsi que les eaux usées, l’air vicié et les substances solides qui émanent des installations (de surface). Cela concerne tant l’exploitation normale avec une propagation continue de substances radioactives que les incidents (d’ordre technique ou liés à une erreur humaine) ou les actes terroristes ou de guerre s’accompagnant d’émissions importantes ponctuelles. Les chutes d’avion et les séismes sont mentionnés explicitement. L’installation de conditionnement des éléments combustibles usés est souvent citée comme une source de danger spécifique. Deux particuliers prétendent que les risques présentés par l’installation de surface sont «minimisés». En relation avec la proximité du Rhin, un particulier réclame des sites plus appropriés qui pourraient être mieux surveillés et contrôlés lors du transport, en cas d’accidents et d’événements. En revanche, un particulier regrette que l’analyse technique de la sécurité soit trop axée sur les installations de surface.

De même, beaucoup de particuliers redoutent des fuites dans le dépôt ou la pénétration des eaux souterraines dans celui-ci. Les activités tectoniques et les voies d’écoulement longeant les sillons de la roche d’accueil comptent parmi les motifs cités. Des substances toxiques et radioactives sortiraient ainsi du dépôt. Plusieurs particuliers évoquent de nombreux risques et accidents possibles sans préciser lesquels.

Les particuliers citent très souvent le Rhin et ses affluents comme trajets de propagation possibles en rapport avec la diffusion de radionucléides dans l’environnement de millions de personnes jusqu’à leur embouchure. Une pollution menacerait le lieu de vie, l’habitat, les biens et donc l’existence de ces personnes ou du Rhin en tant que voie navigable. Elle doit être évitée à tout prix. Un particulier imagine, sur cette base, une propagation jusque dans la mer du Nord. L’homme et l’environnement seraient particulièrement touchés à travers les eaux souterraines et leur utilisation comme eau potable. Ces participants redoutent que l’exploitation de cette ressource essentielle et de plus en plus rare ne soit durablement impossible. Il est déraisonnable et irresponsable d’accepter de tels risques. Même avec des mesures adéquates, un risque résiduel ne saurait être exclu. L’acceptation du risque incalculable de contamination des eaux souterraines en Suisse ou en Allemagne est qualifiée de meurtre en devenir. La pollution du territoire allemand avec des déchets nucléaires suisses serait délibérée. Un autre particulier signale différents points faibles dans la conception et la planification sans pour autant les nommer.

Plusieurs particuliers mentionnent d’autres trajets de propagation via l’air et comme solide après des précipitations. Cela menacerait non seulement la nappe phréatique et l’eau potable, mais également les sources, les eaux minérales, les sols et les produits de la terre (légumes, vignes, etc.). Une contamination des sols mettrait en péril l’agriculture et la viticulture. Un particulier parle également des jardins privés et du cycle alimentaire de la population locale. BLHV déplore, par exemple, les informations spartiates sur les vents dominants dans les scénarios de propagation. Un particulier cite notamment les vents de secteur ouest. Le gouvernement régional du Vorarlberg et BMNT considèrent que les documents présentés ne répondent pas favorablement à la question de l’exfiltration des eaux souterraines