Rapport explicatif
Consultation 2025/116: Contre-projet indirect (Loi fédérale sur la gestion durable des entreprises) à l’initiative populaire « Pour des grandes entreprises responsables – pour la protection de l’être humain et de l’environnement » · 158 pages
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Rapport explicatif AP-LGDE
Ainsi, une décision d’avertissement entrée en force (art. 30, al. 2) ne devrait normalement pas faire l’objet d’une publication. En outre, les données relatives à des tiers doivent être anonymisées afin d’empêcher toute identification. La publication et la mention du nom (raison sociale) de l'entreprise sanctionnée concernée ne constituent pas une violation du secret de fonction de l'autorité et sont justifiées par la présente disposition296.
En principe, la publication pourrait être effectuée sur le site Internet de l'autorité de surveillance. Toutefois, la publication sur Internet doit être soumise à des exigences accrues en matière de sécurité par rapport à la publication dans des médias imprimés, car Internet touche un nombre de personnes plus élevé297. La possibilité pour le public de prendre connaissance de la décision doit répondre à un intérêt public ; à défaut, la publication sur Internet doit être évitée ou supprimée298.
Art. 33 : Prescription
Al. 1 :
Cette disposition fixe les délais de prescription applicables au droit de l'autorité d'ordonner les mesures et les sanctions administratives pécuniaires (art. 30 et 31). Le délai de prescription ordinaire s’élève à dix ans299. Les let. a à c de l’al. 2 indiquent à partir de quel moment la prescription commence à courir pour les différents types de violations.
Al. 2, let. a :
En principe, la prescription commence à courir dès le jour où l'entreprise a violé ses obligations. Cette disposition vise les cas dans lesquels un seul événement est déterminant dans le contexte de la violation (par exemple, une pollution des eaux).
Al. 2, let. b :
Cette disposition concerne les cas dans lesquels l’entreprise a violé ses obligations à plusieurs reprises. Dans ces cas, la prescription ne commence à courir qu’à partir du jour de la dernière violation.
296 Art. 14 CP
297 Voir BSK FINMAG-HSU/BAHAR/FLÜHMANN, n° 22 s. ad art. 34, dans le contexte de la publication d’une décision prudentielle au sens de l’art. 34 LFINMA.
298 Voir BSK FINMAG-HSU/BAHAR/FLÜHMANN, n° 22 ad art. 34.
299 Ce délai correspond au délai général de prescription de dix ans prévu à l’art. 127 CO.