Rapport sur les résultats

Consultation 2025/47: Paquet «stabilisation et développement des relations Suisse-UE» · 129 pages

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représentant les intérêts des étudiants (notamment UNES, FEN, VSETH, HES-SO Étudiantes, SUB, FAE, skuba, AOEHEPS, Students fhnw) sont favorables à une participation de la Suisse à Erasmus+.

Swiss Textiles, Swissmem, SSI et MASS-VOLL s’opposent à la participation de la Suisse à Erasmus+.

2.8.1.7 Contenu d’Erasmus+

Au total, 53 participants à la consultation se sont exprimés sur le contenu du programme Erasmus+ ; 51 ont un avis positif (notamment Verts, PVL, PS, USAM, Travail.Suisse, a+, Conseil des EPF, swissfaculty, swissuniversities et diverses associations d’étudiants) et 2 un avis négatif (UDC et Le Centre).

Les Verts soulignent l’importance sociale des échanges internationaux pour le renforcement des connaissances, des échanges culturels et de la capacité d’innovation de nos hautes écoles.

Le PVL et le PS soulignent le potentiel d’Erasmus+ pour renforcer les compétences des jeunes et leur ouvrir de nouvelles perspectives. Le PS considère en outre Erasmus+ comme un investissement stratégique permettant de lutter contre la pénurie de personnel qualifié et de favoriser l’égalité des chances et la compétitivité du paysage éducatif suisse.

Le Centre estime que le contenu du programme Erasmus+ devient de plus en plus diffus et couvre des domaines qui, au regard du principe de subsidiarité, ne nécessitent pas d’intervention coordonnée au niveau européen.

Pour l’UDC, l’association à Erasmus+ signifie que les participants suisses au programme seront soumis aux objectifs politiques et aux valeurs de l’UE. Elle considère que la participation au programme, en raison des exigences de l’UE, constitue une atteinte à la souveraineté des cantons, qui sont compétents en matière d’instruction publique, conformément à la Constitution fédérale. Selon l’UDC, l’alignement des plans d’études sur les exigences d’Erasmus+ afin de rester éligible à une aide financière comporte le risque d’un endoctrinement pro-européen unilatéral pour les étudiants et les apprentis, en lieu et place d’une formation neutre et ouverte sur le monde. Elle demande donc le maintien de la solution suisse.

Parmi les participants du domaine des hautes écoles, la BFH, le Conseil des EPF, la FHNW, swissuniversities, l’Università della Svizzera italiana, l’UZH et l’UNIGE soulignent notamment qu’Erasmus+ est bien plus qu’un programme de mobilité et qu’il joue un rôle de plus en plus important dans la promotion de l’internationalisation de l’enseignement supérieur en Europe. Ils soulignent en particulier l’importance du financement de la participation de la Suisse à des alliances d’universités européennes par le biais d’une association à long terme, celle-ci étant considérée comme un instrument efficace pour l’internationalisation et le positionnement stratégique de toutes les hautes écoles suisses.