Rapport explicatif
Consultation 2025/47: Paquet «stabilisation et développement des relations Suisse-UE» · 894 pages
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contribuent ainsi à mieux faire connaître les forces de notre système de formation et les diplômes suisses à l’échelle internationale.
L’association à Erasmus+ offre aux acteurs suisses de vastes possibilités de participation sans restriction à des projets de coopération, à la différence de la « solution suisse » (voir ch. 2.8.2.3.2 et annexe 2.8 (1)). Ils pourront ainsi tirer pleinement parti de leurs coopérations et augmenter leur attrait en tant que partenaires de projet. En cas d’association, l’accès aux nouvelles activités et aux initiatives pilotes, qui est réservé aux pays participant au programme, est également assuré. Par ailleurs, les candidats peuvent s’épargner la double procédure d’autorisation qui leur est actuellement imposée pour la participation autofinancée à des projets de l’UE dans le cadre de la « solution suisse ».
Participation à des processus de soutien au développement des politiques et de collaboration politique ainsi qu’au dialogue stratégique européen en matière de formation
La coopération internationale revêt également une importance grandissante pour les acteurs et les instances de pilotage de l’espace suisse de formation (notamment autorités en charge de la formation, partenaires sociaux, associations professionnelles et de branche, conférences spécialisées des différents niveaux de formation). Les développements économiques, sociétaux et environnementaux à l’échelle internationale influencent aussi les défis posés à la politique de la formation sur le plan national. Afin de garantir une politique de la formation efficiente et efficace, il importe donc de cultiver l’échange des idées et des bonnes pratiques en la matière à travers les frontières, de développer de nouvelles stratégies avec des partenaires partageant les mêmes intentions et de les éprouver. Pour la Suisse, il est en outre d’importance stratégique de participer activement au dialogue européen en matière de formation, de représenter ses intérêts y relatifs sur le plan politique et de contribuer à la conception de l’espace européen de l’éducation. Le potentiel d’apprentissage et de synergie de la coopération internationale est particulièrement grand face aux défis systémiques tels que la numérisation et la transition écologique.
Erasmus+ prévoit deux possibilités différentes, mais liées entre elles, pour donner vie à cette coopération sur le plan politique et systémique : la première consiste en des projets qui soutiennent le dialogue politique, la collaboration et le développement des politiques. Ces projets participent à la mise au point de nouvelles stratégies et d’innovations favorables au développement de la formation. On peut en donner pour exemples des essais pilotes relatifs à de nouvelles approches politiques, des études comparatives visant à l’élaboration de bases de décision ou des mesures permettant d’améliorer la comparabilité des qualifications. Dans le cadre d’une association, de telles coopérations sont aussi ouvertes aux acteurs suisses.
La deuxième forme de coopération possible réside dans les comités de programme, les comités d’experts et les réseaux de l’UE, qui offrent un canal au dialogue, à l’échange d’expériences et à la conception partagée du cadre européen de la formation. À cet égard, un rôle particulier revient au comité de programme Erasmus+, dans lequel les principales décisions concernant la définition des activités de programme et de leurs grands axes stratégiques sont prises. Jusqu’à présent, l’accès de la Suisse à