Rapport sur les résultats
Consultation 2012/46: Stratégie énergétique 2050 · 77 pages
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Il faut une représentation intégrale, transsectorielle, de la politique énergétique. Swissgrid dit comprendre la proposition d’une procédure par étapes, puisqu’un tel échelonnement pourrait faciliter la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050. RegioGrid soutient également, quant au principe, les efforts consentis pour renouveler la politique énergétique suisse. Mais comme d’autres intervenants, cette association demande un remaniement complet du projet. RegioGrid note que certaines parties de l’association refusent le projet en principe. On pourrait en principe soutenir une procédure par étapes, mais sans accepter toutefois de l’associer à une sortie de l’énergie nucléaire. Comme nombre d’autres participants à la consultation cités ci-dessus, RegioGrid demande qu’une votation populaire soit organisée à ce sujet.
EWZ approuve l’élaboration de la Stratégie énergétique 2050. Mais cette entreprise signale aussi que certaines mesures requièrent encore des changements. Le passage à un système d’incitation et l’association du projet à la sortie de l’énergie nucléaire sont favorablement accueillis (en référence à la décision prise en 2008 par les citoyens de la Ville de Zurich de sortir du nucléaire). SGSW présente des arguments similaires: à St-Gall également, la décision de sortir du nucléaire est déjà prise, si bien qu’on approuve de lui associer le projet. Swisspower entend soutenir activement la Stratégie énergétique proposée par le Conseil fédéral, bien que toutes les propositions ne trouvent pas son assentiment. Les réserves concernent par exemple les hypothèses contenues dans le projet. Le cap stratégique proposé reçoit par ailleurs le soutien, notamment, de Groupe E, Renergia Zentralschweiz, EnAlpin, Energiegenossenschaft Elgg, Genossenschaft Elektra Jegenstorf et BKW-FMB. Cette dernière entreprise déplore toutefois l’absence d’une présentation concrète de la conception de la deuxième étape. C’est pourquoi elle rejette l’échelonnement de la procédure. Les EKZ sont en principe aussi d’accord avec le projet, tout en adoptant ponctuellement d’autres avis. Ils accueillent favorablement la procédure par étapes, tout en notant que les objectifs intermédiaires doivent être contrôlés. D’autres arguments sont avancés en faveur d’un échelonnement, par exemple la sécurité d’investissement et de planification qui lui est liée (Energiegenossenschaft Elgg) ou le fait que la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050 ne doit pas être surchargée (Genossenschaft Elektra Jegentsorf). IB Aarau et IWB soutiennent fondamentalement le projet, qui va dans le bon sens à leur avis. Mais certaines hypothèses doivent être mises en question ou corrigées et les mesures proposées doivent être optimisées. Un échelonnement des mesures est jugé bon en soi, mais il faudrait engager très rapidement la procédure de manière à ce qu’elle puisse se réaliser à partir de 2020. Les Services industriels de Genève approuvent aussi une procédure par étapes, car celle-ci réduirait les risques inhérents au tournant énergétique. La plupart des grandes entreprises d’approvisionnement et les grands
consommateurs conviennent que l’actuel échange d’énergie avec l’UE est important pour la sécurité d’approvisionnement et qu’un accord est prioritaire de ce fait.
Les associations économiques font valoir des arguments semblables pour justifier leur évaluation réservée ou leur rejet du projet. Cette attitude n’est pourtant en rien un désaveu des objectifs
d’amélioration de l’efficacité ou de diversification de la production énergétique (partant du développement des énergies renouvelables). Une base stratégique pour planifier l’approvisionnement énergétique à long terme est même tenue pour nécessaire (p. ex. cemsuisse, organisation faîtière de
l’économie grisonne). Le scepticisme et la désapprobation proviennent en revanche du projet mis en consultation. On lui reproche de se fonder par trop sur le «principe de l’espoir» (p. ex. AIHK, CVCI-VS) et que les mesures proposées ne permettront pas de réaliser les objectifs fixés. L’approche adoptée pour le projet fait aussi l’objet de critiques: les interventions prévues de l’Etat sont en particulier réprouvées (p. ex. ASTAG, CVCI-VD). On y voit le renoncement à une politique énergétique libérale axée sur l’économie de marché (routesuisse). Les hypothèses sous-jacentes sont également critiquées, voire qualifiées de fausses (p. ex. auto-suisse). La Stratégie énergétique 2050 n’est jugée pertinente que sous réserves. En outre, on demande que les prises de position des associations de l’industrie et de l’économie revêtent une importance prioritaire, parce que la Stratégie énergétique 2050 comporte des coûts macroéconomiques importants (cemsuisse). Certains participants notent
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