Rapport sur les résultats

Consultation 2017/83: Deuxième étape du plan sectoriel du «Dépôts en couches géologiques profondes» · 206 pages

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Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes»

principaux systèmes de terrasses. De même, la possibilité d’un dépôt plus profond doit être étudiée sous l’angle de l’érosion pour ces deux domaines d’implantation.

Plusieurs communes et organisations185 ainsi que de nombreux particuliers demandent qu’en se basant sur les avis unanimes des experts, on puisse exclure une exposition aux rayonnements supérieure aux valeurs limites actuellement autorisées pour tous les scénarios de future érosion fluvio-glaciaire.

Les Verts Winterthour ont des doutes sur la gestion des connaissances hydrogéologiques et glaciologiques et sur leur intégration dans la documentation du projet par la Nagra. La prise en compte des scénarios de future érosion glaciaire ne doit pas supplanter la protection des nappes phréatiques existantes. B90/Grüne Singen et KLAR! (D) réclament des mesures pour éviter une karstification due à la construction d’un dépôt en couches géologiques profondes (puits, dolines). Des craintes portent aussi sur l’étude scientifique des événements néotectoniques et les scénarios d’érosion pour la période d’un million d’années. De plus, des participants se demandent comment ces connaissances parviennent aux instances politiques décisionnaires. Plusieurs particuliers évoquent une possible érosion en profondeur liée aux glaciers lors de futures périodes glaciaires dans les domaines d’implantation JO, NL et ZNO. Les modèles correspondants de la Nagra, de l’IFSN (DSN), de la CSN et du GT Cséc/KES, qui supposent une future érosion glaciaire principalement le long des systèmes de vallées existants et des zones de faiblesses géologiques sont certes plausibles, mais ils ont parfois été réfutés par le passé. Ces hypothèses seront donc interprétées avec prudence. La CSN reconnaît la problématique de la future érosion ou des changements tectoniques dans les domaines d’implantation, sans toutefois considérer l’évaluation de la sécurité technique comme incomplète. Cette évaluation devrait être rejetée sur ce point.

Selon un particulier, il faut prendre au sérieux les remarques de la CSN186 concernant les taux d’érosion jusqu’à cinq fois plus élevés que ceux calculés par la Nagra et effectuer une correction correspondante de la sécurité technique associée à la profondeur du dépôt, avec toutes les conséquences que cela implique. Beaucoup de communes187, KPgT, l’UVS, SSP SH et de nombreux particuliers demandent que les risques «imprécis» découlant de l’érosion bénéficient de la même attention que la sécurité à long terme et la sécurité d’exploitation.

Jura-est

Concernant le domaine d’implantation JO, le canton AG aborde la problématique de la profondeur relativement faible des argiles à Opalinus, qui se situent entre 400 et 500 m sous terre. De plus, il n’est pas possible d’opter pour des profondeurs plus importantes. Eu égard à sa topographie actuelle, ce domaine d’implantation est donc davantage exposé aux scénarios d’érosion potentiels. Le site NL dispose d’une plus grandemarge de sécurité dans ce domaine. La stabilité à long terme de la barrière géologique sur la période considérée de 100 000 ans pour les DFMR et d’un million d’années pour les DHR englobe tant l’exposition du dépôt à l’érosion que la diminution des propriétés de confinement des argiles à

185 Benken ZH, Gailingen, Heggart, Marthalen, Rheinau, Thalheim an der Thur, Truttikon; Les Verts SH, Les Verts ZH, Les Verts Weinland, PS SH, PS ZH, PS Beringen, PS Stein am Rhein, SPD Singen; Kernfrauen, KLAR! Suisse, Hochrhein Aktiv

186 CSN 23/219, chap. 3.2.2.4, p. 45 (en allemand uniquement)

187 Benken ZH, Beringen, Buchberg, Dachsen, Feuerthalen, Hallau, Heggart, Neuhausen am Rheinfall, Neunkirch, Rheinau, Rüdlingen, Schlatt TG, ville de Schaffhouse, Thalheim an der Thur, Thayngen, Truttikon