Rapport sur les résultats
Consultation 2017/83: Deuxième étape du plan sectoriel du «Dépôts en couches géologiques profondes» · 206 pages
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Plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes»
3.5.12 Érosion
Généralités
Concernant les sites étudiés plus avant à l’étape 3, le canton ZH réclame un examen approfondi, similaire et comparable des incertitudes identifiées à l’étape 2 et des éventuels points faibles liés à la sécurité technique. Par rapport à NL, les domaines d’implantation ZNO et JO présentent des faiblesses plus importantes que ne le suppose la Nagra, car ils sont bien plus exposés à l’érosion.
Le canton SH admet que la prévision des processus techniques et climatiques sur la période analysée d’un million d’années représente un défi. Les scénarios d’érosion sous-jacents à la comparaison technique de la sécurité des domaines d’implantation géologiques sont entourés d’incertitudes en raison du caractére incomplet de la base de données qui sert à déterminer le seuil d’érosion local, la datation des empierrements et des systèmes de vallées, la profondeur de la limite supérieure de la roche d’accueil et le référencement des vitesses de soulèvement ainsi qu’en raison d’une compréhension restreinte du processus (p. ex. concernant un surcreusement glaciaire). Ce canton partage l’avis énoncé dans le rapport technique du GT Cséc182 et dans l’évaluation du GESGP183: les scénarios pessimistes retenus, en particulier dans le domaine d’implantation ZNO, ne tiennent pas compte de toutes ces incertitudes. Or les conditions spatiales des sites seraient fortement subordonnées à la limite supérieure de la roche d’accueil et à ces scénarios.
Le gouvernement régional du Vorarlberg et BMNT confirment que la Nagra a traité la future évolution géologique conformément à l’état de la science et de la technique. Il convient d’aborder avec une certaine prudence les inévitables hypothèses normatives concernant l’érosion profonde/la formation des dépressions et les objectifs conflictuels subséquents destinés à éviter les difficultés techniques d’une construction à une grande profondeur. L’examen approfondi du domaine d’implantation NL doit être considéré comme un signal positif en la matière.
De nombreuses organisations184 pensent que l’érosion des barrières géologiques (p. ex. par le surcreusement glaciaire et sous-glaciaire) et ses effets sur un dépôt en couches géologiques profondes pendant la période considérée allant jusqu’à un million d’années en tenant compte de différents événements climatiques et géologiques n’ont pas été évalués de manière détaillée ou satisfaisante jusqu’à présent, alors que d’après Les Verts Suisse, la SES et le WWF Suisse, l’exigence d’un examen adéquat de ce risque figure depuis 15 ans déjà dans la décision relative à la démonstration de la faisabilité du stockage. ÖDP Waldshut réclame des recherches et réflexions supplémentaires correspondantes. Le PS Suisse mentionne une expertise géologique qui n’exclurait pas une érosion glaciaire jusqu’à une profondeur de 500 m.
Dans sa prise de position de septembre 2017, le CdC recommande un examen approfondi des sillons rocheux traditionnels et, en particulier pour les domaines d’implantation JO et ZNO, la datation des
182 «Zu erwartende Erosionsprozesse in den drei möglichen Standortgebieten für hochradioaktive Abfälle (Jura Ost, Nördlich Lägern und Zürich Nordost», Müller et Schmid (2017), annexe 3 du «rapport technique concernant l'étape 2», GT Cséc / KES (2017) [en allemand uniquement]
183 GESGP (2017): «Stellungnahme der EGT zum Vorschlag weiter zu untersuchender geologischer Standortgebiete» (en allemand uniquement)
184 Les Verts Suisse, ÖDP Waldshut, PS Suisse; SES, WWF Suisse