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Consultation 2021/36: Rapport sur la politique de la sécurité 2021 · 45 pages
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Rapport sur la politique de sécurité (projet) Page 11 _____________________________________________________________________________________
l’intérieur du pays ont été renforcés. L’économie surendettée et le ralentissement de la croissance pourraient constituer un défi pour le pouvoir.
La perception mutuelle de la menace des États-Unis et de la Chine, accentuée par l’apparition et l’évolution de la pandémie de COVID-19, intensifie la concurrence dans les domaines de la politique, le commerce, la technologie et l’armée. Avec l’Initiative route et ceinture, la Chine accède à de nouveaux marchés et investit dans des projets d’infrastructures et dans l’extraction de ressources naturelles. Elle vise à contrôler ellemême les infrastructures qui y sont liées. En Asie, par exemple en mer de Chine méridionale, la Chine utilise des moyens paramilitaires et militaires pour faire pression. En Afrique, elle joue déjà un rôle clé sur le plan économique et développe constamment son engagement économique au Proche et Moyen-Orient. Néanmoins, elle s’efforce de rester en dehors des conflits régionaux. La Chine assied son influence également en Europe par un engagement politique ou par l’acquisition d’entreprises et d’infrastructures ou parties d’entre elles. Pour les États occidentaux, il en résulte des dépendances, par exemple en raison de contrôles des infrastructures de transport, de communication et logistiques, par des entreprises d’État chinoises.
La manière de procéder au Xinjiang et à Hong Kong ainsi que la politique chinoise en rapport avec la pandémie ont provoqué des réactions répressives aux États-Unis et dans beaucoup d’États européens. Les politiques chinoises de nombreux États occidentaux sont en passe de devenir, de manière générale, plus critiques. Il faut donc fondamentalement compter sur un mélange entre dialogue et endiguement. Du point de vue de la Chine, ces développements devraient être importants, raison pour laquelle il faut s’attendre à une augmentation de ses activités de renseignement.
Organisations internationales et collaboration
L’annexion de la Crimée en 2014 a engendré des efforts supplémentaires pour l’OTAN dans l’affermissement de sa capacité de défense collective. Elle a dû renforcer sa présence sur le flan oriental et réintroduire des exercices de mobilisation et de transfert pour toute l’Alliance. Les États membres de l’OTAN ont également pris des mesures afin de pouvoir mieux gérer un conflit hybride en tant qu’alliance, par exemple en désignant les cyberattaques comme des potentiels déclencheurs pour une défense collective et en renforçant leurs capacités de gestion des crises. Cependant, la gestion des menaces hybrides est encore un défi pour l’OTAN, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre des obligations d’assistance prévues par l’art. 5 du Traité de l’Atlantique Nord.
Le débat concernant la répartition des charges entre les membres de l’OTAN, qui dure depuis des décennies, s’est intensifié au cours de ces dernières années. Avant la pandémie de COVID-19, de nombreux États européens avaient augmenté leurs dépenses consacrées à la défense. Il reste à déterminer si ne serait-ce qu’un certain nombre d’États de l’OTAN réduiront à nouveau leur budget d’armement et de défense pendant la pandémie, au moins temporairement.
Dans les années à venir, l’OTAN pourra continuer d’agir sur les plans politique et militaire et restera ainsi importante pour la sécurité de l’Europe, si toutefois les États-Unis ne réduisent pas leur engagement européen de manière notable. Les lignes de fracture entre ses alliés orientaux, qui exigent l’attention de l’organisation sur la dissuasion militaire russe, et les alliés qui se sentent d’avantage menacés par les