Rapport explicatif
Consultation 2023/106: Harmonisation des prestations dans le régime des APG · 46 pages
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Prolongation du droit à l’allocation de maternité en cas d’hospitalisation prolongée de la mère
Le droit en vigueur prévoit une prolongation de la durée du versement de l’allocation de maternité si, pour des raisons médicales, le nouveau-né doit rester en milieu hospitalier ou être conduit à l’hôpital immédiatement après la naissance. Il n’existe cependant aucune règle similaire en cas d’hospitalisation prolongée de la mère. Or, la situation des mères qui doivent rester plus longtemps à l’hôpital après l’accouchement pour des raisons de santé est comparable à celle des nouveau-nés. En effet, dans les deux cas, la mère ne peut pas s’occuper du nouveau-né et ne peut pas établir de lien avec lui. Pour cette raison, il semble justifié que l’état de santé de la mère donne également droit à une prolongation du congé de maternité et du versement de l’allocation de maternité.
De manière plus générale, le nouveau-né doit pouvoir bénéficier de la présence d’un de ses parents auprès de lui durant ses premières semaines de vie, ce que la mère ne peut pas faire si elle est hospitalisée. Dans le cas d’une hospitalisation de courte durée, le père, ou l’épouse de la mère, peut prendre son congé de l’autre parent. Si l’hospitalisation dure plus de deux semaines, il est justifié de prolonger le droit à l’allocation à l’autre parent durant l’hospitalisation de la mère. Sont ici visées toutes les hospitalisations qui interviennent au cours des 14 premières semaines de vie du nouveau-né. Durant cette période, il est plus difficile de faire garder le nouveau-né par une structure d’accueil, c’est pourquoi la garde devrait être assumée par un de ses parents.
Extension du droit à l’allocation de prise en charge en cas d’hospitalisation de l’enfant
Le présent projet prévoit d’octroyer le droit à l’allocation de prise en charge pour un enfant dont le traitement et la convalescence nécessitent une hospitalisation d’au moins quatre jours et dont au moins un des parents doit interrompre son activité lucrative pour s’occuper de lui. En cas d'hospitalisation de quatre jours, il est présumé que l'atteinte à la santé de l'enfant revêt une certaine gravité et que ce dernier a donc besoin d'une prise en charge intensive par l'un de ses parents. Lorsque les conditions d'octroi sont remplies, le droit dure toute la durée de l’hospitalisation. Une fois que l’enfant peut rentrer chez lui, le droit dure au maximum trois semaines si un certificat médical atteste de la nécessité de la prise en charge par les parents.
Cette solution crée une base objective ouvrant le droit à l'allocation de prise en charge. Les critères actuels (art. 16o LAPG) continuent néanmoins de s'appliquer lors des traitements exclusivement ambulatoires ou nécessitant une hospitalisation de très courte durée. Dans ces cas, il est en effet plus difficile de fixer des critères objectifs pour juger de la gravité de l'atteinte à la santé.
En outre, les art. 324a et 329h CO, garantissent à l'employé le versement de son salaire pendant une durée limitée en cas d'empêchement de travailler dû à la prise en charge d'un enfant atteint dans sa santé. Ainsi, l'employé peut s'absenter de son travail en continuant à percevoir son salaire sur la base du CO. S'il s'avère que l'atteinte est grave ou qu'elle nécessite une hospitalisation d'au moins quatre jours, il aura droit à l'allocation de prise en charge.