Rapport explicatif
Consultation 2023/65: Loi fédérale sur les systèmes d’information des assurances sociales (LSIA) · 65 pages
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à l’avenir être transmises sous une forme numérique légalement valable. Les formulaires électroniques déjà proposés par la CdC devront être optimisés et complétés avant d’être transférés sur la nouvelle plateforme. La plateforme E-SOP doit permettre aux assurés d’accéder à des cyberservices supplémentaires. Les assurés seront également dirigés, en fonction de leurs besoins, vers les organes d’exécution compétents. La plateforme mettra à leur disposition une authentification interopérable afin que les offres numériques de la Confédération et des organes d’exécution puissent être aisément utilisées avec un seul et même login. De même, l’offre d’informations sur le 1er pilier, à l’exemple des informations disponibles sur les pages web du Centre d’information AVS/AI, doit être renforcée et intégrée à la nouvelle plateforme. Les offres d’informations individuelles des organes d’exécution n’en seront nullement affectées.
Principe 2 – « Accent sur l’utilisateur et inclusion »
Les besoins des assurés joueront un rôle déterminant dans le succès de la plateforme E-SOP. Il est essentiel que les assurés soient disposés à utiliser une offre numérique, qu’ils préfèrent la voie numérique à la voie analogique et qu’ils s’y retrouvent en toute autonomie face à ses fonctionnalités. Les offres numériques doivent être simples, conformes aux besoins de transparence et aisément compréhensibles pour les assurés. Pour y parvenir, il est pertinent d’intégrer la perspective des utilisateurs le plus tôt et à toutes les étapes du projet, notamment pour ce qui a trait à la conception de la plateforme. Le principe Human-Centered Design (conception centrée sur l’être humain) doit permettre d’intégrer systématiquement les besoins des assurés. En outre, les cyberservices seront axés sur les normes d’accessibilité en matière numérique.
Principes 3 et 4 – « Processus continus automatisés, standardisation et interopérabilité »19
La standardisation des interfaces est indispensable pour atteindre l’objectif de proposer des services numériques nationaux standardisés et uniformes.
Selon le principe d’interopérabilité, tous ces services sont développés à l’aide d’interfaces de programmation d’applications (Application Programming Interfaces, API20). Cette approche permet notamment de tenir les interfaces à la disposition d’autres autorités pour que celles-ci puissent les intégrer dans leurs propres systèmes d’information et aménager intégralement leurs processus d’affaires numériques, conformément aux directives de la LMETA21.
La plateforme en ligne de traitement des factures de l’assurance-invalidité (FADA) peut être citée comme premier exemple. Désormais, les assurés bénéficiant de prestations AI peuvent utiliser des portails en ligne pour soumettre des demandes de remboursement de prestations individuelles (appareils auditifs, frais de voyage, etc.) au lieu d’utiliser des formulaires papier. Les délais de remboursement ont ainsi pu être nettement réduits, jusqu’à passer de deux mois à une semaine. De plus, grâce à cette plateforme, la charge administrative incombant aux offices AI et à la CdC, qui est responsable des paiements, a diminué de manière significative.
19 Également appelé « Principe de l’administration comme plateforme » dans la stratégie Administration fédérale numérique.
20 L’architecture API du 1er pilier et des allocations familiales se base sur l’architecture API de la Confédération. La conception fonctionnelle d’API orientées vers l’extérieur se définit comme l’élément central des prestations numériques 1er pilier / LAFam. Les API sont documentées dans un format de spécification standardisé. Les métadonnées API et les points de contact pour les API disponibles et orientées vers l’extérieur sont publiés dans un répertoire central des API conformément aux dispositions de la LMETA.
21 Version FF 2023 787 18/65