Rapport sur les résultats

Consultation 2024/55: Modification de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE) · 11 pages

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Rapport de consultation sur la modification de la LEHE

6. Autres cercles intéressés

Centre patronal, Digitalswitzerland et FER saluent et soutiennent la réglementation proposée. Centre patronal soutient la limitation du PiBS au domaine MINT. FER se prononce cependant contre la possibilité d’autoriser l’accès aux HES aux titulaires d’une MP qui n’ont pas suivi une formation professionnelle initiale dans une profession apparentée au domaine d’études choisi. FER recommande en outre de proposer les filières d’études PiBS uniquement lorsqu’une filière d’études conventionnelle (d’une durée de trois ans) est également proposée dans la HES concernée.

BFH et HES-SO saluent expressément la modification prévue de la LEHE. Elles sont d’avis que les hautes écoles doivent être impliquées dans le processus de décision sur la définition des filières d’études concernées lors de la conception de l’ordonnance d’admission HES de la CSHE (ordonnance du Conseil des hautes écoles sur l’admission aux hautes écoles spécialisées et aux instituts de niveau haute école spécialisée, RS 414.205.7).

HESSuisse ne voit aucune raison d’être contre la pérennisation du PiBS ; elle est favorable à l’introduction définitive du PiBS.

Fh-ch et H+ soutiennent la modification de la LEHE.

FSU, EspaceSuisse, SIA et constructionsuisse soutiennent la pérennisation du modèle d’études, mais critiquent la limitation stricte aux filières d’études MINT. Les organisations demandent que le PiBS soit étendu aux domaines dans lesquels il y a une pénurie de personnel qualifié avérée. La SIA met en lumière la pénurie de personnel qualifié dans le domaine de l’aménagement du territoire et insiste sur le fait que le stage d’une année préalable dans ce domaine constitue un frein dans la branche, car de nombreux bureaux d’aménagement privilégient les stagiaires ayant déjà certaines connaissances.

La chambre de commerce des deux Bâle soutient la prise de position d’economiesuisse et est d’accord avec les arguments avancés.

FSAP, SIA Sektion SGA et OST-ArchitekturWerkstatt souhaitent vivement l’introduction définitive du PiBS. Selon l’actuelle définition de la Confédération, l’architecture, et plus précisément l’architecture paysagiste, font partie des disciplines MINT, ce qui doit impérativement être pris en compte au niveau de l’ordonnance. SIA Sektion SGA et OST-ArchitekturWerkstatt relèvent la pénurie de personnel qualifié dans les métiers proches de la construction, en particulier dans l’architecture. Un stage intégré aux études, comme proposé dans le modèle PiBS, réduirait considérablement le seuil d’entrée avant le début des études. FSAP considère que le stage d’une année préalable est difficilement gérable et peu attrayant pour les bureaux compte tenu de l’important travail d’introduction aux méthodes et aux outils complexes.

La SFS est clairement favorable à la pérennisation. Il conviendrait d’ajouter la filière d’études de bachelor en sciences forestières dans l’ordonnance d’admission HES.

Scienceindustries prend connaissance de la pérennisation du PiBS et soutient la demande de la CTFP, qui consiste à prévoir une clause d’évaluation en cas de pérennisation. En principe, le PiBS doit apporter une valeur ajoutée claire aux entreprises sans avoir d’effet négatif sur le système éducatif.

C-ES, KHF-T, SSE, ASD et SPAS rejettent la pérennisation. C-ES, SSE et SPAS ont des doutes systémiques et redoutent une généralisation de l’académisation à d’autres domaines professionnels et branches. Au contraire, il serait mieux de renforcer la collaboration entre les HES et la formation professionnelle supérieure pour combattre la grave pénurie de personnel qualifié. KHF-T redoute que la pérennisation du PiBS renforce encore davantage l’attrait de la maturité gymnasiale, au détriment de la formation professionnelle initiale. Selon SSE, le risque serait de perdre l’orientation pratique des HES si l’accent est mis sur les titulaires d’une MP. SPAS redoute que les autres branches ne fassent rapidement preuve de convoitise dès que le nouveau modèle sera ancré dans la loi et établi dans les entreprises et les écoles.