Rapport explicatif

Consultation 2004/100: Projet législatif concernant le trafic marchandises · 168 pages

Fedlex · Rapport explicatif · Page 86Fedlex · Rapport explicatif

Consultation du projet législatif concernant le trafic marchandises page 86 de 168

l’un des passages alpins. Pour un tarif de référence de 325 francs (moyenne pondérée) valable à partir de 2008, cela autoriserait une taxe de 48,75 francs, alors que la RPLP perçue sur tout le territoire national pour le trajet de référence n’atteindrait plus que 276,25 francs en moyenne pondérée. Le tarif maximal par tonne-kilomètre ne pourrait donc plus dépasser 2,30 centimes. Il en résulterait une réduction de la RPLP générale par rapport aux taux escompté de la taxe (en moyenne pondérée de 0,13 ct. par tkm par rapport aux taux de 2005 et de 0,40 ct. par tkm par rapport aux taux attendus à partir de 2008 conformément à l’accord sur les transports terrestres).

Augmentation temporaire de la taxe globale sur le transit

En même temps l’accord sur les transports terrestres permet une augmentation temporaire de la redevance globale qu’il prévoit dans le cadre de mesures correctives et de protection unilatérales. Cette redevance globale est composée de la RPLP et le cas échéant, d’une taxe sur le transit alpin perçue en sus. Ces mesures de protection peuvent être engagées lors de perturbations graves de la circulation régulée du trafic transalpin marchandises et après délibération au sein du Comité mixte Suisse – UE. Il faut restreindre leur application ainsi que la durée de leur application à la mesure strictement nécessaire pour remédier aux difficultés (art. 46, accord sur les transports terrestres).

Le montant de la taxe pour une course transalpine pourrait alors être augmenté au plus de 12,5 % du taux maximal pondéré. Cette augmentation serait perçue auprès des transporteurs au titre de la taxe supplémentaire sur le transit alpin et serait limitée à une durée de six mois, avec une option de prolongation unique. Au bout de douze mois, elle pourrait être perçue à nouveau, à condition que l’augmentation précédente n’ait pas duré plus de six mois. La mesure est applicable au plus deux fois en cinq ans. Si les deux parties contractantes sont d’accord, une prolongation est possible. Pour prendre cette mesure de protection unilatéralement, il faut que le taux d'utilisation minimal soit inférieur à 66 % des capacités ferroviaires à disposition durant dix semaines consécutives. Le Comité mixte doit en avoir délibéré au préalable, et le taux d'utilisation insuffisant doit faire l’objet d’une étude de l’observatoire mis en place par le Comité mixte Suisse – UE. Les travaux de cet observatoire commenceront au début de 2006.

Les recettes supplémentaires dues à l’augmentation temporaire de la taxe globale sur le transit seraient versées intégralement au trafic ferroviaire et au trafic combiné, dans le but d’augmenter leur compétitivité par rapport au trafic routier de marchandises.

Pour ces types de taxe spéciale sur le transit alpin, la loi sur le transfert du trafic marchandises créera la base juridique suisse, puisque l’accord sur les transports terrestres ne remplace pas une base juridique nationale. Mais l’introduction d’une telle taxe n’est pas prévue pour le moment, cela pour les raisons suivantes: