Rapport Loi

Consultation 2005/35: Article constitutionnel et loi fédérale relative à la recherche sur l'être humain · 143 pages

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nouvelles formes de psychothérapie : une nouvelle méthode est appliquée à un groupe de patients tandis que le groupe de contrôle reçoit un traitement placebo ou pas de traitement du tout.

Recherche sur des personnes atteintes d’un handicap mental

Les personnes atteintes d’un handicap mental sont très peu visées par des essais cliniques car leurs troubles sont généralement incurables. La recherche les concernant se concentre essentiellement sur l’amélioration des diagnostics et sur les possibilités de rééducation physique et d’insertion sociale. Etant donné le faible nombre de cas, la recherche sur les traitements et les causes des handicaps mentaux est souvent effectuée rétrospectivement au moyen de données personnelles.

Recherche sur des nouveaux-nés et des enfants

Chez les nouveaux-nés, les enfants et les adultes, les organes ayant un rôle dans le métabolisme (p. ex. foie, reins) ainsi que le système nerveux ont des maturités et une activité différentes. De ce fait, des mesures thérapeutiques identiques peuvent avoir des effets différents chez le nouveau-né et l’enfant ou chez l’adulte. De manière générale, l’élimination des substances est comparativement lente chez le nouveau-né parce que son activité rénale est plus faible. Chez le jeune enfant, au contraire, le métabolisme est plus rapide si bien que de nombreuses substances doivent être administrées à des doses plus fortes que chez l’adulte.

Beaucoup de maladies sont propres aux nouveaux-nés et aux enfants, comme les troubles du développement consécutifs à une naissance prématurée. D’autres maladies, comme les maladies infectieuses infantiles, évoluent très différemment selon les âges. Or, malgré les différences physiologiques entre enfants et adultes, la plupart des traitements médicamenteux sont généralement expérimentés sur des adultes uniquement. En conséquence, de nombreux médicaments ne sont pas autorisés pour les enfants. Mais faute de solutions de rechange, les médecins les prescrivent tout de même en réduisant les doses proportionnellement au poids, alors que cette réduction n’a pas fait l’objet d’essais cliniques («off-label-use»). Pourquoi y at-il relativement peu de médicaments pour enfants sur le marché ? Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, les enfants représentent un segment du marché trop petit pour que le développement de méthodes et de substances spécifiques soit suffisamment lucratif pour l’industrie. Ensuite, les études sur des enfants sont plus lourdes à mettre en œuvre. Il faut, par exemple, employer des appareils médicaux adaptés à leur âge. Les prélèvements de sang ou de tissus sont aussi plus difficiles à pratiquer parce qu’ils constituent une contrainte plus importante pour des enfants15.

En dehors du domaine des médicaments, les études pratiquées sur des enfants portent avant tout sur la psychologie et la psychiatrie cliniques (p. ex. syndrome de stress post-traumatique [SSPT] ou syndrome d’hyperactivité avec déficit d’attention [HADA])16.

15 Cf. Food and Drug Administration: http://www.fda.gov/fdac/features/2003/103_drugs.html.

16 Steinhausen H.C., Drechsler R. et al., Clinical Course of Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder from Childhood toward Early Adolescence, in: Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, 42 (9) 2003, p. 1085-1092.