Rapport explicatif

Consultation 2008/14: Modification de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) · 73 pages

Fedlex · Rapport explicatif · Page 10Fedlex · Rapport explicatif

- (1) En premier lieu, les ovaires sont stimulés par un apport d’hormones afin

de permettre la maturation simultanée de plusieurs follicules. Alors que seul un follicule atteint habituellement la pleine maturité par cycle menstruel, la stimulation artificielle des ovaires amène à maturité jusqu’à 15 follicules. A la fin du traitement de stimulation, qui peut durer environ 12 jours, les ovules sont extraits des follicules. Les follicules sont alors ponctionnés à l’aide d’une aiguille introduite dans le vagin et les ovules sont aspirés.

- (2) Les ovules sont fécondés environ six heures après la ponction

folliculaire ; généralement 80% environ de ces ovules sont aptes à être inséminés (cf. annexe 2 tableau 1). Deux procédés peuvent être appliqués pour la fécondation : pour la FIV traditionnelle, les spermatozoïdes sont mis en présence des ovules, afin que la fécondation puisse se faire d’elle-même. L’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) est un procédé plus récent, par lequel un spermatozoïde est injecté directement dans l’ovule. Ce procédé est appliqué notamment lorsqu’un DPI doit ensuite être effectué, car il évite le danger d’une contamination avec un ADN-tiers et permet, par conséquent, de minimiser le risque d’une erreur de diagnostic.

Environ 16-18 heures après l’ICSI, on procède à un contrôle visuel de la fécondation. Celle-ci est réussie si, à ce moment, deux pronoyaux de taille similaire sont visibles dans l’ovule.17 L’ovule fécondé avant la fusion des noyaux est appelé ovule imprégné selon la terminologie de la LPMA (art. 2 let. h). Environ 70% des ovules aptes à être inséminés deviennent des ovules imprégnés (cf. annexe 2 tableau 1). Après la fusion des deux noyaux en un zygote, l’état de développement de l’embryon est observé au microscope par intervalles réguliers. Certaines caractéristiques permettent de reconnaître un embryon possédant un bon potentiel de développement.18 En fonction de l’âge qu’il a atteint, il présentera entre autres un nombre déterminé de blastomères. Ceux-ci sont d’ailleurs peu fragmentés et ne contiennent pas plus d’un noyau cellulaire. Environ 55% des ovules imprégnés évoluent en embryons au stade de quatre cellules, aptes à se développer (cf. annexe 2 tableau 1).

En Suisse, seuls trois ovules imprégnés peuvent être développés jusqu'au stade de l’embryon par cycle (art. 17 al. 1 LPMA). Les autres ovules imprégnés sont cryoconservés dans de l’azote liquide.

- (3) La biopsie embryonnaire, c’est-à-dire le prélèvement d’une ou deux

cellules sur l’embryon, est effectuée en règle générale le troisième jour après la fécondation.19 A ce moment, l’embryon est généralement constitué de six à dix cellules et est entouré d’une membrane protectrice (zone pellucide).

17 Cf. L. A. Scott, Analysis of fertilization, in: D. K. Gardner, A. Weissmann, C. M. Howles, Z. Shoham (Hg.), Textbook of Assisted Reproductive Techniques, London 2004, p. 201ss.

18 Cf. D. Sakkas, D. K. Gardner, Evaluation of embryo quality: sequential analysis of embryo development with the aim of single embryo transfer, in: D. K. Gardner, A. Weissmann, C. M. Howles, Z. Shoham (Hg.), Textbook of Assisted Reproductive Techniques, London 2004, p. 235ss.

19 Cf. C. Overton et al., Clinical Aspects of Preimplantation Diagnosis, in : J. C. Harper, J. D. Delhanty, A. H. Handyside (Hg.), Preimplantation Genetic Diagnosis, Chichester 2001, p. 146.