Rapport explicatif

Consultation 2008/14: Modification de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) · 73 pages

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chromosomiques structurales se développent spontanément ou sont héréditaires. Pour les descendants d’un parent porteur d’une anomalie chromosomique équilibrée, le risque d'être porteurs d’une anomalie chromosomique structurale non équilibrée et de tomber malade est de 10- 50%, en fonction de la nature de l’anomalie.

1.2.4.2 DPI pour les couples stériles

Au cours des dernières années, le DPI a été appliqué de plus en plus souvent chez des couples stériles d’un certain âge qui ont déjà subi entre autres plusieurs avortements spontanés ou plusieurs cycles-FIV infructueux. L’objectif déclaré est d’écarter les embryons présentant des anomalies chromosomiques numériques qui sont considérées comme étant la cause de ces problèmes, afin d’améliorer le taux de réussite de la FIV. Actuellement, le dépistage des aneuploïdies (en anglais : PGS pour Preimplantation genetic screening) constitue l’indication la plus fréquente pour un DPI aux Etats-Unis et en Europe.32 Très récemment, les indices semblent toutefois converger vers une constatation : le dépistage des aneuploïdies effectué dans le but d’écarter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique n’augmente pas le taux de réussite de la FIV, mais contribue plutôt à sa diminution.33 Depuis peu, certaines cliniques-FIV, comme par exemple l’hôpital universitaire de Bruxelles, renoncent à effectuer un dépistage des aneuploïdies.34 Quant aux raisons pour lesquelles le dépistage des aneuploïdies ne contribue pas au succès espéré, seules les spéculations sont possibles. Le mosaïcisme pourrait jouer un rôle à cet égard (cf. ch. 1.2.5).35

1.2.4.3 DPI pour les couples stériles d’un certain âge

Le DPI est souvent proposé à des femmes de plus de 35 ans. Pour cette catégorie de personnes, le risque de mettre au monde un enfant avec une anomalie chromosomique comme par exemple la trisomie 21, est plus élevé du fait de leur âge.36

32K. D. Sermon et al., ESHRE PGD Consortium data collection VI: cycles from January to

December 2003 with pregnancy follow-up to October 2004, Human Reproduction, 22, p. 323-336. S. Baruch et al., Genetic testing of embryos: practices and perspectives of U.S. IVF clinics, Fertility and Sterility, published Online septembre 2006.

33S. Mastenbroeck et al., In Vitro Fertilization with Preimplantation Genetic Screening, The

New England Journal of Medicine, 2007, 357, p. 9-17. L. K. Shahine et al., Preimplantation genetic diagnosis does not increase pregnancy rates in patients at risk for aneuploidy, Fertility and Sterility, 2006, 85, p. 51-56.

34 Renseignement oral Dr. P. Platteau, Academisch Ziekenhuis, Vrije Universiteit Brussel.

35 S. Munné et al., Chromosome abnormalities in human embryos, in: in: D. K. Gardner, A. Weissmann, C. M. Howles, Z. Shoham (Hg.), Textbook of Assisted Reproductive Techniques, London 2004, p. 355 ss.

36 B. C. Heng, Advanced maternal age as an indication for preimplantation genetic diagnosis (PGD) – the need for more judicious application in clinically assisted reproduction, Prenatal Diagnosis, 2006, 26, p. 1051-1053.