Rapport explicatif
Consultation 2012/142: Modification du code des obligations (droit du registre du commerce et adaptation des droits de la société anonyme, de la société à responsabilité limitée et de la société coopérative) et du droit de la surveillance de la révision · 68 pages
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Conseil national (CAJ-N) a toutefois suspendu l’examen détaillé de ce projet le 3 septembre 2010, notamment en ce qui concerne ces dispositions7. Cette suspension sera effective jusqu’à la votation sur l’initiative populaire «contre les rémunérations abusives» qui aura lieu en mars 20138.
Depuis son entrée en vigueur, le 1erjuillet 19379, le titre trentième du code des obligations n’a subi aucune révision totale. L’ordonnance sur le registre du commerce du 7 juin 1937, qui était devenue opaque et incohérente sous l’effet de multiples révisions partielles, a certes été remplacée par la nouvelle ordonnance sur le registre du commerce du 17 octobre 200710, mais les procédures et la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, de même que les modalités de la publication des inscriptions au registre du commerce n’ont subi aucun changement à cette occasion.
1.1.2 Organisation actuelle
La tenue du registre du commerce est une responsabilité qui incombe aux cantons (art. 927 CO, art. 3 ORC). Cette activité comprend notamment la réception et la vérification des réquisitions d’inscription au registre du commerce et des pièces justificatives (par ex. les statuts et les procès-verbaux des assemblées), la rédaction des textes à publier, la mise à jour de la base de données cantonale du registre du commerce, l’établissement d’extraits authentiques des inscriptions au registre du commerce et la conservation des pièces. Les cantons appliquent le droit fédéral depuis 1883 sous la haute surveillance de la Confédération, qui est exercée dans les faits par l’Office fédéral du registre du commerce (OFRC; art. 5 ORC)11.
L’OFRC tient depuis 1990 l’Index central des raisons de commerce (Zefix) qui sert
– conjointement à la Recherche des raisons de commerce12– à garantir le droit exclusif des entités juridiques d’user de la raison de commerce inscrite (voir art. 946 et 951 CO). Aujourd’hui, Zefix est géré comme une base de données internet13 et contient toutes les raisons de commerce actives ainsi que toutes celles qui ont été radiées après le 1erjanvier 2000. Il offre une fonction de recherche gratuite qui permet d’identifier dans toute la Suisse, le siège d’une entité juridique et l’office cantonal du registre du commerce compétent. D’autres informations relatives à l’entité en question peuvent également être trouvées grâce à Zefix, comme la raison de commerce, le but social et le domicile légal. Les données et les renvois fournis
7 Communiqué de presse de la CAJ-N du 3 septembre 2010, ad objet 08.011
8 Communiqué de presse de la CAJ-N du 30 mars 2012, ad objet 08.011 et BO 2010 N 842.
9 Version selon la LF du 18 décembre 1936 en vigueur depuis le 1er juillet 1937, RO 53 185, FF 1928 I 233, 1932 I 217. Voir également les dispositions finales et transitoires des titres vingt-quatrième à trentetroisième à la fin du CO, ainsi qu’EDUARD HIS, Commentaire bernois, art. 927 à 964, Berne 1940, notes liminaires, p. 14 ss.
10 RO 2007 4851 et rapport explicatif concernant la révision totale de l’ordonnance sur le registre du commerce (ORC), projet pour la consultation du 28 mars 2007. Voir également HANS-JAKOB KÄCH, Die Auswirkungen der neuen Handelsregisterverordnung, TREX 2008, p. 10 ss. (1re partie) et p. 90 ss. (2e partie).
11 Voir NICHOLAS TURIN, Un Office fédéral du registre du commerce: pour quoi faire?, REPRAX 2/3/2008, p. 15 ss. et FLORIAN ZIHLER, Ist das Eidgenössische Amt für das Handelsregister (EHRA) tatsächlich schon 125 Jahre alt?, REPRAX 2/3/2008, p. 3 ss.
12 Voir http://www.regix.ch
13 Voir http://www.zefix.ch