Rapport explicatif

Consultation 2006/9: Nouvelle réglementation concernant la dissémination d'organismes dangereux pour l'environnement (Révision totale de l'ordonnance sur la dissémination dans l'environnement) · 41 pages

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Cette mauvaise herbe, introduite accidentellement d'Amérique du Nord, se naturalise facilement. Son pollen peut provoquer de fortes allergies chez l’être humain. L’expansion de cette espèce pourrait poser un problème de santé publique. Cette ambroisie s’est déjà dispersée fortement dans la région de Genève et au Tessin, et ponctuellement dans le reste de la Suisse, par le biais de produits du commerce (graines pour oiseaux).

Berce du Caucase, Berce de Mantegazzi (Heracleum mantegazzianum)

Cette berce géante est une espèce vivace qui se naturalise facilement. Elle a été

introduite du Caucase comme plante ornementale et apicole. C'est une plante toxique, qui peut engendrer des cloques et des brûlures à son contact et sous l'effet du soleil. Elle est disséminée sur l’ensemble du territoire suisse et se propage rapidement (dans toute l’Europe).

Séneçon du Cap (Senecio inaequidens)

Cette espèce toxique pour le bétail a été introduite accidentellement d’Afrique du Sud par le biais du commerce de la laine. Dans nos régions, elle se développe essentiellement dans des milieux ouverts (le long des routes, des cours d’eau, dans les éboulis, les terrains ouverts, les vignes et les prairies sèches). En France voisine par contre, elle envahit déjà prairies et pâturages, constituant, de par sa toxicité, un véritable problème pour l’élevage.

Sumac (Rhus typhina)

Introduit comme plante ornementale du continent nord-américain, le sumac a été propagé dans les espaces urbains. Il produit une importante quantité de pousses à partir de ses racines et forme des fourrés denses évinçant les autres espèces, spécialement dans le sud de la Suisse. Toutes les parties de la plante sont toxiques. Au contact, le latex peut provoquer des inflammations de la peau et des yeux.

Renouée du Japon et renouée de Sachaline (Reynoutria japonica et R. sachalinensis)

Ces deux espèces de renouée ont été introduites d'Extême-Orient comme plantes

ornementales et fourragères. Vivaces, elles se naturalisent facilement. Elles deviennent de plus en plus fréquentes dans l’ensemble de la Suisse. Ces plantes forment des

populations très denses et menacent la flore indigène, qu’elles privent de lumière. Par croisement, ces deux espèces peuvent former un hybride encore plus envahissant. Le long des cours d’eau, elles favorisent l’érosion des berges. Elles peuvent également poser d’importants problèmes sur les voies de communication, leurs rhizomes pouvant déloger des pavés ou crever l’asphalte, et les plantes envahir les voies ferrées.

Coccinelle asiatique (Harmonia axyridis)

Introduite aux États-Unis pour être utilisée comme agent de lutte biologique contre les parasites, cette coccinelle originaire d’Asie n’a cependant pas tardé à porter gravement atteinte aux populations indigènes de coccinelles. En dépit de ces constats, H. axyridis est également commercialisée dans divers pays européen (à l’exception de la Suisse). Cet insecte s’est fortement propagé ces dernières années, évinçant de plus en plus les espèces de coccinelles indigènes. Aujourd’hui, H. axyridis est considéré comme parasite domestique aux États-Unis. Il peut également poser un problème dans la viticulture,

portant atteinte au goût du vin, en raison des individus mélangés à la cueillette et pressés avec le raisin. Jusqu’ici, aucune observation n’a encore été rapportée en Suisse.