Rapport sur les résultats
Consultation 2013/108: Révision partielle de l'ordonnance sur les médicaments vétérinaires (OmédV) (deuxième étape, ensemble de mesures 1) et révision partielle de l'ordonnance sur la publicité pour les médicaments (OpuM) en réponse à la motion Eder 13.3393 · 81 pages
Fedlex · Rapport sur les résultats · Page 19Fedlex · Rapport sur les résultats
le LBV et Swiss Beef CH, l’accent unilatéral sur la réduction de l’utilisation recèle toutefois le risque que les quantités d’antibiotiques administrées diminuent bel et bien mais que la situation en matière d’antibiorésistance ne s’améliore pas, voire qu’elle empire.
UFA trouve nécessaire et judicieuse l’extension de la destination de l’OMédV avec pour objectif d’aboutir à une prescription, une remise et une utilisation correcte des antibiotiques afin de lutter contre la propagation des résistances aux antibiotiques.
La SKS trouve important que les objectifs de prescription, de remise et d’utilisation modérées des antibiotiques soient fixés dans l’article décrivant le but de l’OMédV mais trouve toutefois que la formulation au sein de ce même article est trop générale.
3.2) Convention sur les médicaments vétérinaires
pharmaSuisse trouve qu’il faut repenser l’entreposage des médicaments pour les animaux de rente. Ceux-ci poussent à une utilisation d’antibiotiques inappropriée et exagérée. Les détenteurs d’animaux ont tout intérêt à ce que les maladies soient soignées le plus rapidement possible au moyen d’antibiotiques. Les traitements alternatifs durent plutôt longtemps et recèlent davantage de risques, que les détenteurs d’animaux ne sont pas disposés à courir.
TI salue l’extension de l’obligation de formation complémentaire pour tous les vétérinaires qui concluent une convention Médvét.
La ZT trouve important que non seulement les vétérinaires mais aussi les détenteurs d’animaux soient inclus dans cette obligation et que seul un MINIMUM de médicaments à titre de stocks soit autorisé dans l’exploitation. En outre, il convient ici d’inscrire dans la loi que ces stocks ne peuvent être utilisés qu’en cas d’urgence et APRÈS entretien téléphonique avec le vétérinaire du troupeau. La ZT est très favorable à la formation postgrade des vétérinaires en termes d’utilisation minimale des médicaments vétérinaires mais trouve que ces activités devraient également être obligatoires pour les détenteurs d’animaux si ceux-ci sont impliqués dans l’administration de tels médicaments ! L’objectif doit être une interdiction de la remise de principes actifs antimicrobiens à titre préventif. Toutefois, en termes de protection des animaux, ceci ne fonctionne que si certaines formes de détention d’animaux sont interdites parallèlement, en particulier l’engraissement traditionnel des veaux et l’élevage de porcelets – l’entassement de jeunes veaux et de porcelets, à peine sevrés, de différentes exploitations nécessite l’utilisation d’antibiotiques à titre prophylactique, faute de quoi cette pratique s’accompagne de grandes pertes d’animaux ! Il en va de même de l’élevage de volailles : ici aussi, il est impossible d’élever des milliers de coquelets dans un espace des plus restreints sans leur administrer de coccidiostatiques. En guise d’alternative, il y aurait l’obligation de vaccination au Paracox (et donc interdiction intégrale de remise de coccidiostatiques à titre prophylactique). Pour ce qui est des veaux et des porcelets, il convient également d’élaborer des vaccins. En outre, il faut préférer les races robustes. Parallèlement, les systèmes de détention doivent être modifiés de manière à ce qu’ils ne soient pas mauvais pour les animaux et leur santé. En d’autres termes, il faut des plus petits troupeaux, des étables plus grandes et mieux structurées avec possibilités de se retirer et de sortie quotidienne à l’air libre. Aussi longtemps que ces points ne sont pas garantis, l’interdiction de traitement prophylactique dans le cadre de l’engraissement des veaux et des porcelets est à remettre en question, car elle entraînerait beaucoup de maladies, de souffrances et de pertes animales.
Les SRP, la SGBV, Suisseporcs, la SBV, le VTL, Swiss Beef CH, swissherdbook, la SKMV, SZV, la LOBAG, le LBV, la CVA, Gallo Suisse et le ZBB considèrent comme positive la flexibilisation dans la conclusion de conventions Médvét.
Gallo Suisse trouve toutefois que, tout comme pour les bovins (bétail à l’engrais et bétail laitier), il convient de faire la différence, au niveau de la volaille, entre hybrides d’engraissement et pondeuses hybrides et de mettre sur pied des « catégories d’animaux » y relatives répondant à des conventions