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Consultation 2014/84: Révision du Plan Loup et du Plan Lynx Suisse · 21 pages
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Plan Lynx OFEV 2014
Annexe 3 Etat : 2 juin 2014
Données utiles aux interventions de régulation des populations de lynx
Monitoring extensif du lynx par les cantons :
• Lynx : centralisation et annonce des observations occasionnelles, du gibier péri et des animaux
attaqués (animaux de rente et animaux sauvages) ; monitoring extensif du lynx à l’aide de pièges 8
photographiques , sur mandat des cantons et dans le cadre de la constatation des dégâts et des enquêtes menées auprès des gardes-faune par l’institution chargée de la surveillance nationale des populations de lynx (actuellement KORA).
• Chevreuils, chamois et autres espèces : dépouillement des statistiques cantonales de la chasse en
fonction des régions dans lesquelles on rencontre des lynx (communes, districts, zone de gestion du gibier, etc.).
• Forêts : évaluation de l’état de régénération dans le cadre des relevés cantonaux ou des concepts
de gestion sylvo-cynégétique.
Monitoring intensif du lynx par la Confédération et les cantons :
• Lynx : données chiffrées sur les populations de lynx, obtenues grâce au monitoring intensif à l’aide
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de pièges photographiques mené en collaboration avec l’institution chargée de la surveillance nationale des populations de lynx (actuellement KORA).
• Chevreuils, chamois et autres espèces : relevés méthodiques de l’expansion et des effectifs (p. ex.
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recensement à l’aide de phares, indice kilométrique et autres méthodes), données éventuelles sur la dynamique de la population (p. ex. proportion de faons et d’animaux d’un an, proportion de mâles et de femelles, autres données).
• Forêts : dans le périmètre d’intervention, des relevés supplémentaires ne sont nécessaires que si le
canton n’effectue pas de relevé sur l’état de régénération des peuplements forestiers ou ne réalise aucun projet de gestion sylvo-cynégétique.
Bases décisionnelles pour les interventions de régulation des populations de lynx (selon l’art. 4,
al. 2, OChP)
La demande déposée par le canton en vue de réduire une population de lynx dans un souscompartiment doit au moins contenir les informations suivantes :
• indication d’un périmètre d’intervention clairement défini à l’intérieur du sous-compartiment ; qui
peut couvrir toute la région ou une partie de la région.
• données sur l’état et l’évolution de la population de lynx dans le sous-compartiment au cours des
années précédente ; le périmètre d’intervention. Si ce périmètre ne comprend qu’une partie de région, ces indications doivent aussi être fournies pour le reste de la région.
• données sur l’état et l’évolution des populations de chevreuils et de chamois et éventuellement
autres espèces (principales proies du lynx), les tableaux de chasse, le gibier péri, les conditions hivernales, les épidémies et les changements dans les conditions-cadres de la chasse (p. ex. autorisations, nombre de chasseurs) dans le sous-compartiment périmètre d’intervention au cours des années précédentes ;
• données sur l’évolution des dommages causés aux animaux de rente et sur les mesures prises
pour prévenir ces dommages dans le sous-compartiment périmètre d’intervention au cours des années précédentes ;
8 Monitoring extensif à l’aide de pièges photographiques : des pièges photographiques installés près des animaux attaqués (animaux sauvages ou animaux de rente) permettent de photographier les lynx lorsqu’ils reviennent sur les lieux. Ces données servent de base au monitoring intensif à l’aide de pièges photographiques. 9 Monitoring intensif à l’aide de pièges photographiques : en hiver, plusieurs pièges photographiques installés méthodiquement dans un secteur représentatif d’un sous-compartiment photographient les lynx de passage sur une période de 60 jours. L’estimation de l’effectif de lynx se fait sur la base d’un modèle de capture-recapture, qui tient également compte des données obtenues grâce au monitoring extensif. 10 Des transects sont définis dans tout le sous-compartiment et inspectés en véhicule (recensement à l’aide de phares) ou à pied (indice kilométrique). A partir du nombre d’animaux recensés et de la longueur des transects, on obtient un indice qui fournit des indications sur l’évolution des populations.