Rapport explicatif
Consultation 2017/92: Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver «Sion 2026» · 52 pages
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Il est prévu que les déplacements des représentants des médias de leurs lieux d’hébergement vers les sites de compétition et vers le centre des médias combinent train et navette.
Dans le cadre d’une étude de faisabilité, des hypothèses mettant en regard le volume de trafic supplémentaire probable généré par les Jeux olympiques sur la route et le rail aux heures de pointe et les capacités disponibles ont été émises sur la base du calendrier des compétitions et du nombre de spectateurs des précédentes éditions des Jeux d’hiver.
Selon les estimations actuelles, il sera possible de répondre à la demande supplémentaire de liaisons ferroviaires entre Berne, Lausanne et Brigue, à condition toutefois de prévoir des trains supplémentaires sur les lignes Berne – Brigue et Lausanne – Brigue (là où l’on s’attend à la plus grande affluence). L’organisation de trains supplémentaires sur ces lignes principales fera prochainement l’objet de discussions et de négociations avec les CFF, les BLS et les autres prestataires de transport concernés. Il convient à ce propos de prendre en compte le fait que les projets d’infrastructures de transports publics en cours ou prévus dans le cadre des programmes d’extension du réseau en cours ne seront pas encore tous achevés, ce qui pourrait limiter la capacité du système ferroviaire.
Selon les études de faisabilité effectuées, les autoroutes concernées disposent en principe de réserves de capacité suffisantes pour faire face au trafic supplémentaire généré par les Jeux d’hiver. Pendant le déroulement de ces derniers, il sera probablement indispensable de prendre des mesures particulières en matière de régulation du trafic ou de signalisation. Il sera en revanche impossible de prévoir des voies réservées au CIO sur les routes nationales en raison des problèmes d’exploitation que cela pourrait engendrer.
Au stade actuel, il semblerait qu’il ne soit guère problématique de maîtriser le trafic aérien supplémentaire généré par les Jeux olympiques. Les aéroports suisses les plus touchés, à savoir ceux de Genève-Cointrin et de Zurich-Kloten, disposent en effet d’une grande expérience leur permettant de gérer les pics en termes de trafic. Il en va de même de l’aéroport de Milan-Malpensa, qui serait éventuellement concerné. En outre, ce volume supplémentaire ne représente qu’une petite partie du trafic global et pourrait être partiellement compensé par une réduction du trafic ordinaire (substitution). Il convient néanmoins de signaler que l’aéroport de Zurich-Kloten ne serait probablement pas en mesure de faire face au trafic supplémentaire induit par le World Economic Forum (WEF) et les Jeux olympiques si ces deux événements avaient lieu simultanément. Il faudrait par conséquent s’efforcer de les échelonner dans le temps. Les experts considèrent de manière générale que le volume de trafic menant des principaux axes ferroviaires et routiers vers les différents sites de compétition est gérable, à condition toutefois de coordonner et d’exploiter de façon optimale les capacités des réseaux routier et ferroviaire et des téléphériques. Il faut s’attendre à ce que les voies d’accès aux sites de compétition soient largement saturées en raison du «trafic olympique». A un stade ultérieur de la planification, il sera par ailleurs nécessaire de clarifier la question des surfaces disponibles pour parquer les bus et les voitures sur les sites olympiques.
Selon les études de faisabilité, il ne sera pas nécessaire de développer les infrastructures de transport actuelles pour faire face au trafic supplémentaire généré par les Jeux olympiques aussi bien sur la route que sur le rail. Des mesures architecturales mineures seront prises sur les sites de compétition le cas échéant.
Au stade actuel du projet, il n’existe donc aucun obstacle insurmontable qui empêcherait d’absorber le volume de trafic. L’exploitation optimale des capacités existantes ainsi que des mesures (innovantes) dans le domaine de la gestion de la mobilité seront toutefois requises pour pouvoir faire face au trafic supplémentaire. La nécessité d’adapter le concept de transport à des projets importants de tiers (en particulier de l’Office fédéral des transports OFT et des