Rapport explicatif

Consultation 2017/92: Contributions de la Confédération aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver «Sion 2026» · 52 pages

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CFF) qui seront de toute façon effectués indépendamment du projet olympique, constitue un risque. C’est notamment le cas des travaux de transformation des gares de Lausanne et de Berne. Il conviendra à un stade ultérieur de la planification de limiter ce risque en collaborant étroitement avec les services fédéraux responsables et les CFF.

Lors de la suite de la planification détaillée, le concept de transport prévu devra être axé sur les perspectives définies par la Confédération en la matière (qui s’attend à une augmentation générale du trafic au cours des prochaines années) et sur les concepts concrets «Sion 2026» en matière d’hébergement et de sécurité. L’impact des risques naturels (en particulier des avalanches) sur le concept de transport devra également être clarifié. Enfin, il s’agira de montrer comment réagir au cas où la répartition modale s’écarterait des hypothèses formulées.

Les résultats des études de faisabilité approfondies concernant les transports ainsi que les mesures de contrôle des risques existants seront présentés dans le cadre du message relatif au soutien accordé au projet.

3.4.4 Sécurité

Compétences

Les Jeux d’hiver se déroulent sur une scène internationale permettant des compétitions pacifiques entre athlètes et nations. Des milliards de personnes assisteront aux événements qui se dérouleront sur et autour des sites de compétition. Suivant l’évolution de la situation internationale, cette couverture médiatique mondiale peut s’accompagner de risques latents. La sécurité revêt donc une importance cruciale pour une manifestation d’une telle ampleur.

Les problèmes liés aux Jeux d’hiver diffèrent de ceux rencontrés dans le cadre d’autres grandes manifestations organisées en Suisse, comme l’UEFA EURO 2008 ou le WEF, qui a lieu chaque année. Par exemple, les forces de sécurité ne seront vraisemblablement pas confrontées à des hooligans. Il faut en revanche s’attendre à un risque élevé d’attaques terroristes. Et comme au WEF, il s’agira d’assurer la sécurité de nombreuses personnalités jouissant d’une protection internationale. D’une manière ou d’une autre, les Jeux d’hiver représentent un défi considérable pour les autorités chargées de la sécurité.

Les principaux problèmes sont l’ampleur de l’espace alpin devant être sécurisé, la simultanéité de nombreuses compétitions dans des sites éloignés, la longue durée de l’événement, le grand nombre d’athlètes, de spectateurs et de personnes jouissant d’une protection internationale, ainsi que le grand intérêt médiatique. Les Jeux d’hiver peuvent représenter pour les criminels, semeurs de troubles et autres délinquants une occasion rêvée pour capter facilement l’attention internationale.

La responsabilité de la planification et de la mise en œuvre des mesures de sécurité incombe en premier lieu aux cantons concernés. Les forces de police cantonales sont responsables de l’ensemble de l’intervention policière (police de sécurité, police de la circulation et police judiciaire) dans l’espace public. Les mesures de sécurité nécessaires pour les zones de sécurité «privées» – encore à définir –, en particulier au sein des villages olympiques, dans les hôtels, ainsi que sur les sites de compétition et les lieux d’entraînement, relèvent en revanche de l’organisateur. Elles doivent être confiées pour l’essentiel à des organisations de sécurité privées. La Confédération assume, parallèlement à ses propres responsabilités en matière de sécurité intérieure (service de police aérienne, protection de l’Etat, engagements de droit international public, compétence de poursuite pénale pour les cas relevant de la juridiction fédérale, protection des frontières, etc.), les tâches de coordination au niveau international.