Rapport sur les résultats
Consultation 2022/79: Iv.pa. Garantir la pratique pour raisons personnelles majeures visée à l'article 50 LEI en cas de violence domestique · 63 pages
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de violence, conséquences de la violence, risques encourus en cas de retour et appréciation du service spécialisé.
La CSDE relève que les versions allemande et française de l’actuel al. 2, 1rephrase, ne sont pas strictement identiques. La présente révision devrait corriger cette erreur dans le sens de la version française : « Les raisons personnelles majeures visées à l’al. 1, let. b, sont notamment données lorsque : ».
Milieux intéressés
Les milieux intéressés26 déplorent, à propos de la situation juridique et de la pratique actuelles, que les rapports des services spécialisés (p. ex. organisations de protection contre la violence), des psychologues et des travailleurs sociaux spécialisés dans le domaine de la violence, voire les attestations médicales relatives aux conséquences de la violence, ne sont pas toujours acceptés par les autorités migratoires comme preuves de la violence ou que leur pertinence est mise en doute. Le fait d’avoir bénéficié d’une protection et d’un soutien dans des maisons d’accueil pour femmes et des services de protection contre la violence, ainsi que d’avoir été reconnu comme victime au sens de la LAVI, ne suffit pas non plus dans de nombreux cas à prouver que le seuil d’intensité requis est atteint. Cette incohérence avec la LAVI est absurde : d’une part, l’État finance des prestations pour soutenir les victimes d’actes de violence au sens de l’art. 1 LAVI, d’autre part, cette reconnaissance ne suffit pas à prouver la violence subie pour obtenir une autorisation de séjour pour cas de rigueur selon l’art. 50, al. 2, LEI. De nombreux milieux intéressés mentionnent en outre qu’en raison des très longues procédures de recours, les personnes concernées ont parfois beaucoup de difficulté à trouver un employeur prêt à les engager et/ou à maintenir un emploi en raison de l’absence d’autorisation de séjour valable. En résumé, il est décisif pour les milieux intéressés mentionnés que les exigences relatives à la présentation d’indices soient assouplies, que les incohérences avec la législation sur l’aide aux victimes soient supprimées et que le degré minimal d’« intensité » de la violence soit abandonné. Ce n’est qu’à cette condition que la protection des victimes sera réellement améliorée.
Le CMS de Sierre constate en outre que la durée des procédures, pendant laquelle peu d’employeurs sont prêts à prendre le risque d’engager une personne sans autorisation de séjour valable, pousse les personnes à demander l’aide sociale.
De nombreux milieux intéressés27 voient d’un bon œil le fait que l’avant-projet mentionne les indices de violence domestique à prendre en compte par les autorités compétentes et que cette énumération ne soit pas exhaustive.
26 Amnesty International, Anthrosocial, ARVD, Association découvrir, Association elisa-asile, Association La Virgule, Association Palabres, Association Rainbow Spot, AsyLex, AvenirSocial, Beratungsstelle kokon, BIF, Brava, CAFF, CAPAS, Caritas Genève, Caritas, CCSI Fribourg, CCSI Genève, Centre Gauche-PCS VS romand, Centre LAVI Genève, cfd, CLAFG, CMS de Sierre, Coordination post Beijing des ONG Suisses, CRS, CSI, CSP, DAO, DécadréE, Dr. Hofner, eff-zett das fachzentrum, EPER, Feministisches Streikkollektiv Bern, F-Information, FIZ, Fondation L’Essenti’Elles, Fondation MalleyPrairie, Fondation Surgir, FPS, Frauenberatung sexuelle Gewalt, Frauenhaus beider Basel, Frauenhaus Graubünden, Frauenhaus St. Gallen, Frauenhaus Winterthur, Frauenzentrale Aargau, Frauenzentrale Graubünden, Freiplatzaktion Zürich, FVGS, GT, Herberge für Frauen – Frauenhaus Zug, humanrights.ch, IAMANEH Suisse, IG Frau und Museum, Institut des études genre, InterAction Suisse, JPV, Le Réseau femmes*, LSDH-GE, Maison de santé communautaire, MASM, Médecins du Monde, Mélissa Llorens, OSEO Tessin, Plate-Forme Eglises(s) et Migrants, Plateforme Traite, Queeramnesty Schweiz, Réseau Convention d’Istanbul, SIT, SKF, Solidarité femmes Biel/Bienne & Region, Solidarité sans frontières, SP Migrant:innen, SSCH, Stiftung gegen Gewalt an Frauen und Kindern, SVF-ADF, TGNS, unine, Unterschlupf, VIOLENCE QUE FAIRE, Vogay // avis similaire : FT/MT, ODAE
27 AJP, Amnesty International, Anthrosocial, ARVD, Association découvrir, Association elisa-asile, Association La Virgule, Association Palabres, Association Rainbow Spot, AsyLex, AvenirSocial, Beratungsstelle kokon, BIF, Brava, CAFF, CAPAS, Caritas Genève, Caritas, CCSI Fribourg, CCSI Genève, Centre Gauche-PCS VS romand, Centre LAVI Genève, cfd, CFQF, CLAFG, CMS de Sierre, Coordination post Beijing des ONG Suisses, CRS, CSI, CSP, DAO, DécadréE, Dr. Hofner, eff-zett das fachzentrum, EPER, Feministisches Streikkollektiv Bern, F-Information, Femmes Juristes Suisse, FIZ, Fondation L’Essenti’Elles, Fondation MalleyPrairie, Fondation Surgir, FPS, Frauenberatung sexuelle Gewalt, Frauenhaus beider Basel, Frauenhaus Graubünden, Frauenhaus St. Gallen, Frauenhaus Winterthur, Frauen-Nottelefon, Frauenzentrale Aargau, Frauenzentrale Graubünden, Freiplatzaktion Zürich, FVGS, GT, Herberge für Frauen – Frauenhaus Zug, humanrights.ch, IA- MANEH Suisse, IG Frau und Museum, Institut des études genre, InterAction Suisse, JDS, JPV, Le Réseau femmes*, LSDH-GE, Maison de santé communautaire, MASM, Médecins du Monde, Mélissa Llorens, ODAE, OSAR, OSEO, OSEO Tessin, Plate-Forme Eglises(s) et Mi-