Rapport explicatif

Consultation 2023/35: Reprise et mise en œuvre de la directive (UE) 2023/977 relative à l’échange d’informations entre les services répressifs des États membres et abrogeant la décision-cadre 2006/960/JAI du Conseil · 50 pages

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qu'il s'agit de rÈpondre dans les dÈlais aux demandes d'informations des …tats Schengen. Actuellement, la CEA fedpol doit s'adresser ‡ chaque canton pour obtenir les informations requises afin de rÈpondre aux demandes. Eu Ègard ‡ la compÈtence lÈgislative de la ConfÈdÈration et des cantons susmentionnÈe, la crÈation des bases lÈ- gales nÈcessaires constitue un dÈfi de taille. ¿ l'heure actuelle, seule une minoritÈ des cantons disposent des bases lÈgales requises pour la mise en place d'un Èchange national d'informations de police. Ces derniËres doivent d'abord Ítre crÈÈes pour que les systËmes d'informations cantonaux soient raccordÈs ‡ la plate-forme.

Depuis 2018 dÈj‡, la ConfÈdÈration et les cantons sont ‡ la recherche de solutions pour mettre en œuvre la motion Eichenberger. Des projets prometteurs ont déjà été lancés, comme la convention intercantonale relative ‡ l'Èchange de donnÈes pour exploiter des plates-formes de recherche et des banques de donnÈes communes ou la crÈation d'une nouvelle compÈtence ponctuelle de la ConfÈdÈration visant ‡ rÈgler la consultation. IndÈpendamment de ces deux solutions, le lÈgislateur fÈdÈral pourrait mettre en œuvre partiellement la motion Eichenberger sur la base de l'art. 123, al. 1, Cst., ce qui permettrait de rÈgler de faÁon dÈfinitive la consultation des donnÈes de police judiciaire se fondant sur le CPP. Dans le cadre du prÈsent projet de loi, le lÈgislateur renonce toutefois ‡ la crÈation d'une base lÈgale gÈnÈrale applicable ‡ la consultation des donnÈes de police judiciaire. Le prÈsent article se limite ‡ l'Èchange d'informations entre la CEA fedpol et les autoritÈs de poursuite pÈnale compÈtentes de la ConfÈdÈration et des cantons. La mise en place de POLAP est longue et complexe. Les bases lÈgales doivent Ítre ÈlaborÈes de faÁon minutieuse, notamment en raison de la protection des donnÈes. Imposer une mise en œuvre partielle de ce projet complexe dans le cadre de la reprise et la mise en œuvre d'un dÈveloppement de Schengen ne permettrait pas d’atteindre le but visé et mettrait en pÈril les efforts dÈployÈs jusqu'‡ prÈsent par la ConfÈdÈration et les cantons.

Art. 11 Demandes Èmanant de la Suisse

Al. 1

Les autoritÈs suisses de poursuite pÈnale soumettent leur demande d'informations disponibles ‡ la CEA fedpol, qui est responsable de la transmission des demandes Èmanant de la Suisse aux autres …tats Schengen (cf. art. 5). Les autoritÈs de poursuite pÈnale dÈsignÈes ne peuvent pas adresser directement leur demande au point de contact national d'un autre …tat Schengen. La centralisation de l'Èchange d'informations permet d'uniformiser et de mieux coordonner la collaboration avec les autoritÈs de poursuite pÈnale des autres …tats Schengen. En outre, le fait que l'Èchange d'informations passe exclusivement par la CEA fedpol contribue ‡ dÈcharger les cantons sur les plans administratif et du personnel et ‡ mieux contrÙler le flux d'informations.

Al. 2

ConformÈment ‡ l'art. 11 de la directive (UE) 2023/977, tous les …tats Schengen sont tenus d'Ètablir une liste comportant une ou plusieurs des langues dans lesquelles leur point de contact national peut procÈder ‡ l'Èchange d'informations. La Commission europÈenne publie en ligne une compilation de ces listes. La demande doit Ítre soumise dans une langue spÈcifiÈe par l'…tat Schengen concernÈ ou en anglais et contenir les ÈlÈments mentionnÈs ‡ l'art. 6, al. 2, let. a ‡ h. L'autoritÈ de poursuite pÈnale requÈ- rante transmet la demande ‡ la CEA fedpol dans la langue exigÈe.