Rapport explicatif

Consultation 2004/100: Projet législatif concernant le trafic marchandises · 168 pages

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Consultation du projet législatif concernant le trafic marchandises page 47 de 168

depuis une longue période, gagné à nouveau des parts de marché (2 %) et possède actuellement une part de 65 pour cent. Il a gardé cette part du marché en 2005.

A l’intérieur du mode ferroviaire, on constate un net passage du trafic « conventionnel » par wagons complets vers le trafic combiné. Selon une tendance qui s’est manifestée depuis de nombreuses années (modification de la structure de production dans les pays de l’Europe de l’Ouest), les marchandises lourdes (pierres, terre, minerais, combustibles d’origine minérale) perdent de plus en plus d’importance dans tout le secteur des transports. En revanche, la part des marchandises légères (surtout les produits fabriqués ou semifabriqués) est en progression. A ce jour, la majeure partie du transport des marchandises lourdes convient uniquement au rail. En tant que forme du trafic ferroviaire qui sert effectivement à transporter les marchandises transférées à partir de la route, le trafic combiné, accompagné ou non, est celui qui entre le mieux en ligne de compte en raison des conditions de production. C’est pour ces raisons que le renforcement du trafic combiné dans le cadre des mesures d’accompagnement constitue l’une de mesures les plus efficaces pour soutenir le processus de transfert.

Au premier abord, l’évolution de la répartition modale ne permet pas de reconnaître l’effet univoque de la politique de transfert. Cette impression est trompeuse : l’effet observé , à savoir qu’un nombre plus faible de courses transalpines permet d’écouler un plus grand tonnage par la route, est la conséquence, souhaitée, des instruments de la RPLP prévus par l’accord sur les transports terrestres et de l’augmentation progressive de la limite de poids. Les améliorations de l’efficacité rendues possible par ces instruments sont voulus et ciblés dans le cadre du processus de transfert.

L’évolution de la répartition modale montre en revanche qu’à la suite des mesures prises, le rail est à même d’écouler une grande partie de la croissance des tonnages.

Si l’on compare la croissance indexée du nombre de véhicules routiers lourds traversant les Alpes avec celle du trafic combiné transalpin, on obtient le graphique suivant :