Rapport explicatif
Consultation 2008/14: Modification de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) · 73 pages
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(élévation du plafond), il ne sera pas possible de mettre en œuvre la modification de la LPMA.
3.1.2 Pour les cantons et les communes
La répartition actuelle des compétences entre la Confédération et les cantons ne subit aucune modification. Comme auparavant, les cantons ne sont compétents, hormis le régime actuel d’autorisation pour la procréation médicalement assistée, que pour la poursuite et le jugement des infractions. Il ne devrait donc pas y avoir de conséquences financières ou d'effets sur l'état du personnel méritant d’être relevés.
Les communes ne sont pas touchées par cette loi.
3.2 Conséquences dans le secteur informatique
Le soutien informatique dont l’OFSP dispose actuellement suffit à répondre aux exigences relatives à l’exécution de la loi.
3.3 Conséquences économiques
L’interdiction actuelle du DPI est supprimée et remplacée par une procédure délimitée par un cadre légal très restrictif. Comme les maladies génétiques qui constituent une indication pour un DPI sont rares, seuls peu de couples pourront prétendre à un DPI conformément aux conditions requises. La réglementation n’aura donc que des effets minimes sur l’économie suisse. Il faut compter avec environ 50- 100 DPI par année dont chacun occasionne des coûts d’environ 10 000-12 000 francs, ce qui représente un montant total situé entre 500 000 et 2 mio de francs par année pour le DPI. Pour le domaine très spécialisé de la procréation médicalement assistée dans le secteur privé, il s’agit néanmoins d’un marché intéressant. Il faut encore relever qu’en raison de l’interdiction actuelle du DPI, une partie de ces chiffres d’affaires ont été générés à l’étranger et qu’ils peuvent maintenant l’être en Suisse.
3.4 Autres conséquences
3.4.1 Pour les personnes atteintes d’un handicap
Les opposants craignent que l’admission du DPI ne conduise à une péjoration de la situation dans laquelle se trouvent les personnes atteintes d’un handicap. La possibilité de prévenir la transmission de maladies génétiques renforcerait la discrimination des personnes malades ou handicapées, parce que leur situation semblerait évitable (cf. ch. 1.3.4).
Il faut tenir compte de ces craintes, même si le DPI ne permet d’éviter qu’une petite partie de toutes les formes de handicap et de maladie et qu’on peut donc partir de l’idée que la perception du DPI et de ses effets par la société sera négligeable. C’est pourquoi le projet prévoit que les effets que l’utilisation des méthodes ont sur la