Rapport explicatif
Consultation 2014/98: 4<sup>e</sup> révision de l'ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim) · 40 pages
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pour des usages déjà anciens1.
Au vu des motifs exposés ci-dessus, aucune disposition transitoire n’est nécessaire pour les prescriptions concernant les PCCC et le HCBD.
3.2 Substances organiques halogénées
Annexe 1.2, nouvelle version
Comme les prescriptions concernant les paraffines chlorées à chaînes courtes, qui figurent à l’annexe 1.2 dans le droit actuel, doivent être modifiées et transférées vers l’annexe 1.1, le projet de nouvelle version de l’annexe 1.2 inclut les substances organiques halogénées qui sont soumises à des restrictions importantes dans le droit actuel mais ne font pas l’objet des traités internationaux visés à la nouvelle annexe 1.1. Concrètement, les dispositions du projet d’annexe 1.2 correspondent en très grande partie au droit actuel, le seul changement concernant les restrictions qui frappent les diarylalcanes halogénés dans les objets: comme à l’annexe XVII du règlement REACH, les interdictions qui se limitent actuellement aux articles en cuir et textiles sont étendues aux objets de tous types. Aucune disposition transitoire n’est requise, parce que les substances en question ne sont plus, depuis longtemps, ni fabriquées ni employées.
3.3 Mercure
Annexe 1.7, nouvelle version
En Suisse, l’utilisation de mercure (Hg) et de produits qui en contiennent fait l’objet de restrictions importantes depuis près de 30 ans. Le principe appliqué consiste à limiter la circulation de ce métal et des produits qui en contiennent s’il existe un substitut exempt de mercure et économiquement supportable. Les dispositions actuelles de l’ORRChim sont à chaque fois adaptées pour tenir compte des progrès de cette substitution.
Avant l’introduction des restrictions en 1986, on estimait la consommation annuelle de mercure en Suisse à quelque 20 tonnes2. Actuellement, cette quantité se monte à environ 2 tonnes3, dont près de la moitié est utilisée pour la fabrication de chlore et d’alcalis à l’aide du procédé par amalgame. Le deuxième domaine d’application le plus important, avec environ 20 % de la consommation, concerne les produits chimiques, notamment les composés du phénylmercure utilisés comme additifs pour la fabrication d’élastomères de polyuréthane (PUR). Les dispositifs de mesure génèrent environ 10 % de la consommation de mercure, tout comme les piles. Les 10 % restants correspondent aux lampes à décharge et aux amalgames dentaires. La présente proposition doit permettre de réduire encore la consommation de mercure en interdisant l’emploi de mercure pour l’électrolyse de chlorures alcalins ainsi que la mise sur le marché des
1 Le HCBD peut aussi être un produit secondaire de la synthèse de solvants chlorés – tels que le trichloro- éthylène ou le perchloroéthylène – par un procédé de chlorolyse à basse pression; les composés cibles sont alors exempts de HCBD.
2 Le mercure en Suisse. Cahier de l’environnement no 79, éd. Office fédéral de la protection de l’environnement, Berne, 1988.
3 Une quantité importante de mercure est en outre employée comme matière auxiliaire pour des synthèses chimiques dans une entreprise.