Rapport explicatif
Consultation 2017/7: Modification de la loi sur les banques et de l'ordonnance sur les banques (FinTech) · 43 pages
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En la matière, il s’agit de la clé publique (public key, clé de vérification de signature selon la loi du 19 décembre 2003 sur la signature électronique, SCSE9), qui est liée de manière cryptographique à une clé privée (private key, clé de signature selon la SCSE). Chaque transaction est signée numériquement au moyen de la clé privée (signature électronique selon la SCSE). Les autres utilisateurs peuvent la vérifier à l’aide de leur propre clé publique. Chaque utilisateur peut générer autant de comptes qu’il le souhaite sans recourir à des tiers. La signature numérique identifie l’utilisateur de manière certaine en tant que détenteur du compte correspondant, mais ni son nom ni ses autres caractéristiques personnelles n’apparaissent.
Les transactions demandées sont ensuite regroupées dans un pool avant d’être intégrées dans la chaîne de blocs. Selon le niveau de sécurité souhaité, elles sont alors acceptées plus ou moins rapidement. Les transactions correctes ne peuvent échouer que si l’expéditeur empêche assez tôt leur exécution (par exemple en envoyant au système, par erreur ou volontairement, une transaction qui envoie ailleurs les mêmes bitcoins).
Le pool de transactions est constitué d’un réseau de milliers d’ordinateurs connaissant toutes les transactions et s’échangeant les nouvelles transactions à conditions que celles-ci soient jugées valides au vu de l’historique des transactions ou de l’état du compte de l’expéditeur. Une petite partie de ces ordinateurs appartient aux «mineurs», lesquels, en utilisant d’importantes puissances de calcul, regroupent de nouvelles transactions environ toutes les dix minutes pour en faire un nouveau bloc. Celui-ci est alors adossé à la chaîne de blocs et envoyé à tous les participants au réseau. La puissance de calcul des mineurs ne sert pas, à proprement parler, à vérifier les transactions, mais à protéger la chaîne de blocs de toute manipulation. Pour manipuler cette dernière, il faudrait en effet disposer de plus de la moitié de la puissance de calcul y participant. Afin d’inciter les mineurs à mettre à disposition une puissance de calcul aussi importante que possible et, partant, à rendre le système encore plus sûr, ceux-ci sont récompensés par des bitcoins nouvellement créés et perçoivent des taxes sur les transactions. Au final, ce mécanisme permet de donner naissance à une chaîne de blocs reposant les uns sur les autres dans l’ordre chronologique de leur création (d’où le nom chaîne de blocs). Et la mise à la suite de tous les blocs permet de retracer et de vérifier toutes les transactions passées en remontant jusqu’au premier bloc (genesis block).
Les données contenues dans une chaîne de blocs ne peuvent pas être modifiées sans qu’il soit nécessaire de déployer à nouveau toute la puissance de calcul fournie jusque-là par tous les ordinateurs participant au système. Or, la probabilité d’une telle modification étant quasiment nulle, compte tenu des performances actuelles des ordinateurs, on peut considérer que la blockchain est une technologie infalsifiable.
La technologie blockchain se caractérise par son ouverture. Son utilisation n’est en effet pas limitée à un cercle donné de participants mais est par principe ouverte à tous. Cette technologie peut en outre être mise en œuvre indépendamment de tout but. Pour autant, elle peut être organisée en réseaux privés et fermés, par exemple au sein d’une association (private blockchain).