Rapport explicatif
Consultation 2019/20: Modification de l'ordonnance sur les fonds propres et la répartition des risques des banques et des négociants en valeurs mobilières (OFR) · 55 pages
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Rapport explicatif relatif à la modification de l’ordonnance sur les fonds propres
(Établissements particulièrement liquides et bien capitalisés, crédits hypothécaires octroyés pour des
objets résidentiels de rendement, TBTF – banques mères)
souvent légèrement plus élevées pour les nouveaux prêts hypothécaires que pour les prêts hypothécaires existants. Dans l’hypothèse de quotités de financement constantes, environ 40 % des nouveaux prêts hypothécaires (quotités de financement de 70 % à 80 %) subiront une augmentation modérée de la pondération-risque et environ 10 % (quotités de financement supérieures à 80 %) une augmentation sensible. En ce qui concerne les prêts hypothécaires existants, environ 20 % (quotités de financement de 70 % à 80 %) subiront une augmentation modérée de la pondération-risque et environ 5 % (quotités de financement supérieures à 80 %) une augmentation sensible. Bien que les pondérations-risque pour les crédits présentant des quotités de financement élevées augmentent sensiblement, il ne faut s’attendre qu’à un impact modeste sur les preneurs de crédit. Il convient de tenir compte du fait que, si l’on considère toutes les tranches, des pondérations-risque nominales parfois élevées n’impliquent pas une augmentation d’une ampleur comparable des pondérations moyennes. Deux exemples serviront d’illustration: la pondération-risque moyenne des crédits présentant une quotité de financement de 75 % passerait de 39 % à 45 % et celle des crédits ayant une quotité de financement de 85 % de 45 % actuellement à 60 %. Même si l’on retient des hypothèses très conservatrices45, le taux d’intérêt des crédits présentant une quotité de financement élevée augmenterait au plus de 30 points de base, ce qui correspondrait à des charges d’intérêts supplémentaires d’environ 80 millions de francs au maximum pour les débiteurs hypothécaires dans le segment des objets résidentiels de rendement. En raison de la situation actuelle du marché de l’immobilier locatif, il ne faut toutefois pas s’attendre à une répercussion de ces coûts sur les locataires. De plus, cette augmentation serait nettement plus faible que l’effet, contraire, de la réduction générale du niveau des taux que l’on connaît depuis 2008.
Illustration 2: Répartition actuelle des quotités de financement des crédits hypothécaires pour des objets résidentiels de rendement et adaptation des pondérations-
risque
Source: BNS
45 L’estimation se fonde sur les mêmes hypothèses que les indications sur les coûts de financement figurant dans la section précédente: pour les banques, les coûts des fonds propres sont supérieurs de 10 % à ceux des fonds de tiers et les coûts des fonds de tiers ne sont pas sensibles au risque. En outre, on suppose que l’augmentation des coûts des fonds propres est entièrement répercutée sur le preneur de crédit. Si l’on prend en considération les rendements moyens effectifs des fonds propres, l’effet se réduit à 18 points de base.