Rapport explicatif
Consultation 2019/85: Message sur la réforme de la prévoyance professionnelle · 51 pages
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On voit que, selon les trois tables de mortalité, l’espérance de vie au début de la période de versement de la rente augmentera au cours des années suivantes : en une décennie, elle aura augmenté de plus d’une année pour les deux sexes.
En raison du système de financement par capitalisation, qui prévoit que chaque personne constitue son propre capital de vieillesse, le 2e pilier réagit moins fortement à des changements de rapport entre population active et bénéficiaires de rente que ne le fait l’AVS, financée par répartition. À long terme toutefois, le déséquilibre démographique en faveur des bénéficiaires de rente se fera aussi sentir dans la prévoyance professionnelle. Les rentes versées augmenteront plus fortement que les recettes provenant des cotisations, ce qui forcera les institutions de prévoyance à adapter leur stratégie de placement. Une institution de prévoyance dont les dépenses courantes sont supérieures aux recettes courantes voit en principe ses possibilités de placement se réduire, ce qui affecte à son tour le potentiel de rendement et affaiblit encore davantage l’apport du « troisième cotisant ». La croissance continue de l’espérance de vie a cependant un effet plus immédiat et plus prononcé. La durée plus longue de versement des rentes rend nécessaire une adaptation du taux de conversion minimal.
S’il n’est pas possible de calculer avec certitude les perspectives financières de la prévoyance professionnelle, l’on peut cependant tabler sur les deux tendances principales suivantes : d’une part, l’espérance de vie continuera d’augmenter ; d’autre part, les rendements attendus des capitaux seront en moyenne plus bas que par le passé. Pour toutes ces raisons, il est indispensable d’adapter le taux de conversion minimal pour renforcer la stabilité financière du 2e pilier.