Rapport sur les résultats

Consultation 2007/75: Programme national alimentation et activité physique 2008-2012 (PNAAP 2008- 2012) · 27 pages

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principaux ne convainc pas entièrement étant donné que ceux-ci se recoupent parfois. En outre, le rapport montre combien il est important d’améliorer la collaboration entre chaque niveau d’intervention : la Confédération, les cantons et les communes ainsi que les ONG. L’analyse présentée dans le rapport ne va toutefois pas assez loin : seuls des projets de prévention nationaux y figurent. Les projets-clés des cantons et des communes ne sont pas mentionnés. L’analyse n’intègre ainsi pas suffisamment la partie essentielle afférente à la mise en œuvre. Le canton de Glaris (GL) déplore lui aussi le manque d’affirmations claires sur les aspects financiers et les responsabilités en ce qui concerne l’orientation et les objectifs prévus. Une mise en œuvre des pensées directrices et des tâches couronnée de succès doit, selon ce canton, être liée à un modèle financier adéquat, conformément aux principes de l’équivalence fiscale. Le canton de Schaffhouse (SH) s’exprime en faveur des objectifs et de la stratégie du programme ainsi que de la prise en considération des campagnes et des fournisseurs de programmes existants. Il estime toutefois qu’il est impératif que l’OFSP et Promotion Santé Suisse concluent des accords dans les domaines stratégiques et opérationnels. Le canton de Schaffhouse (SH) explique que l’on doit savoir clairement qui est responsable du thème « Poids corporel sain » afin d’éviter l’exécution de tâches administratives inutiles et de garantir les modalités de mise à disposition des fonds destinés aux cantons (nature des fonds, période et lieu). Par ailleurs, ce canton indique que l’on s’interroge sur le rapport entre ce programme et la future loi sur la prévention. Le canton de Zoug (ZG) regrette que les objectifs ne mentionnent pas l’orientation sur les décideurs sociétaux et politiques. Il renvoie à la « Charte européenne sur la lutte contre l’obésité 2006 » que le PNAAP cite maintes fois et qui définit comme suit son premier objectif : « Pour parvenir à mobiliser les différents secteurs et à réaliser des synergies entre eux, il convient que les hauts responsables politiques fassent preuve de volonté et emmènent le mouvement, avec un engagement de l’ensemble des pouvoirs publics. » Aussi le canton de Zoug affirme-t-il que l’objectif « Lobbying » devrait venir compléter les cinq buts du PNAAP. Plusieurs cantons (NE, VD, ZH) considèrent que l’indice de masse corporel (IMC) et la classification qui en découle pourrait s’avérer être un indicateur problématique pour la santé.

Les partis politiques qui plaident en faveur du PNAAP saluent, pour la plupart, la stratégie choisie et les objectifs. Pour le PRD, il est indispensable de garantir une coordination nationale en vue de dégager des synergies et d’éviter les doublons. Il estime que l’accent mis par le PNAAP sur le comportement alimentaire des enfants et des adolescents (cf. objectif 2, alimentation saine) revêt une importance fondamentale d’un point de vue libéral. Il précise qu’il conviendrait d’intégrer à l’objectif 5 les problèmes de poids inférieur à la normale et d’anorexie (optimiser les offres de conseils et de thérapies).

Les commentaires des associations économiques et du secteur agroalimentaire sur les objectifs et la stratégie du PNAAP sont critiques mais majoritairement positifs. Le Centre Patronal (CP) préconise en particulier la mise en place d’une coordination nationale. La fial trouve que les objectifs ne sont pas convaincants. Elle estime que la coordination nationale – qui est importante bien entendu – et l’objectif relatif à la thérapie portant sur le surpoids et les troubles du comportement alimentaire sont considérés comme des mesures plutôt que comme des buts