Rapport sur les résultats
Consultation 2007/75: Programme national alimentation et activité physique 2008-2012 (PNAAP 2008- 2012) · 27 pages
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véritables. En se fondant sur le document de base adopté en Allemagne, la fial propose de se limiter aux trois objectifs suivants que l’on peut aisément comprendre et diffuser : 1. Améliorer durablement le comportement en matière d’alimentation et d’activité physique ; 2. Stopper l’augmentation du surpoids chez les enfants et 3. Freiner l’épidémie de surpoids et d’obésité. GastroSuisse demande que tous les objectifs définis soient modifiés de sorte qu’aucune mesure régulatrice ne puisse en découler. En outre, elle précise qu’aucune structure supplémentaire ne devrait être créée au sein de l’administration publique ou de l’économie privée.
Presque toutes les organisations spécialisées dans la santé et la protection des consommateurs approuvent les objectifs et la stratégie du PNAAP. Pour l’Alliance ONG et CardioVascSuisse, la coordination telle qu’envisagée dans le programme constitue certes un point-clé mais l’on n’en sait guère sur la manière de garantir cette coordination et sur la collaboration et la participation des principaux acteurs. La stratégie s’exprime, selon elles, au travers des mesures sélectionnées. Elles indiquent que si le plus grand problème de santé publique de notre époque n’est abordé qu’au moyen d’un monitorage et d’une plate-forme de discussions, on peut se poser des questions. Nutrinet et le Forum Obésité Suisse portent également un jugement critique sur la plate-forme nationale. Les critiques ne portent pas tant sur sa création que sur l’absence d’une description claire et contraignante des tâches et d’une définition des compétences et des pouvoirs décisionnaires. En outre, il est précisé que des exemples en provenance de l’étranger prouvent que son efficacité est limitée. Selon la Ligue suisse contre le cancer, les objectifs du PNAAP couvrent certes les aspects principaux de la thématique mais elle émet des réserves quant à la planification de la mise en œuvre. A son avis, le programme national ne pourrait guère être appliqué sans engendrer de coûts étant donné que les ressources actuelles ont été réunies et ont fait l’objet d’une redistribution. Elle trouve également que la durée de vie du programme (2008 – 2012) est trop courte pour atteindre les objectifs fixés. Elle souligne que l’organisation de la mise en œuvre prévoit de répartir les cinq objectifs entre les trois partenaires principaux. Quant à l’objectif 3 (Promouvoir l’activité physique et le sport) elle précise qu’il sera attribué à deux partenaires mais que l’on ne sait pas vraiment comment cette répartition sera effectuée. Elle évoque les charges de coordination supplémentaires que cette répartition entre les partenaires occasionnerait. En outre, elle affirme que les intérêts individuels et les stratégies de chaque partenaire pourraient être gênants et vider le PNAAP de toute sa substance. Il serait plus judicieux de modifier la limite du système et de ne pas intégrer explicitement les objectifs 3 et 4 au programme (poids corporel sain) mais de signaler qu’ils seront mis en application par l’OFSPO et Promotion Santé Suisse. Elle précise que cette opération devrait être prise en compte dans le cadre de l’objectif 1 (Coordination nationale) avec toutes les précautions requises.
santésuisse considère l’intégration du PNAAP dans la nouvelle loi sur la prévention comme étant essentielle. A ses yeux, il importe de prévenir l’apparition de parallélités ou de contradictions. Une distinction nette entre les objectifs du programme et ceux afférents à la santé – qui dépendent théoriquement les uns des autres – devrait permettre d’arriver à cette fin. S’agissant de la plateforme nationale placée sous la direction de l’OFSP, santésuisse fait valoir des réflexions juridiques : Promotion Santé Suisse est déjà une organisation qui peut et doit jouer le rôle d’un service de