Rapport sur les résultats
Consultation 2013/69: Modifications à apporter aux bases légales en vue du développement de l'armée · 80 pages
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monter les systèmes et d’assurer leur disponibilité opérationnelle, et des officiers DCA chargés de l’emploi des systèmes depuis un poste de commandement ou une centrale d’engagement. Il convient donc d’examiner l’opportunité d’organiser l’instruction dans le cadre du commandement de l’instruction : les officiers DCA du futur, comme les pilotes, devraient pouvoir effectuer une école de recrues dans n’importe quelle arme avant d’être formés comme spécialistes dans les Forces aériennes.
La SSO et l’AVIA se déclarent convaincues de l’inefficacité de l’organisation matricielle proposée (BAC et logistique) en cas de crise et de situation d’urgence. Cette organisation ne respecte pas le principe militaire qui attribue un chef à chaque secteur, et les adaptations déjà effectuées précédemment répondent à des préoccupations purement économiques. Il faut donc prendre des dispositions permettant de corriger cette erreur et de procéder à d’autres modifications dans l’organisation lorsque les moyens nécessaires pourront être mis à disposition.
L’AA se déclare favorable à la structure de commandement proposée, avec ses trois domaines (instruction, engagement et appui) directement subordonnés au chef de l’armée. A l’intérieur du domaine engagement, des adaptations lui paraissent cependant nécessaires. La subordination des corps de troupe d’infanterie aux quatre régions territoriales accentue l’orientation en fonction des engagements subsidiaires. Or les commandants des régions territoriales ont aussi la responsabilité de l’instruction de ces troupes pour le cas de défense. Ce serait peut-être trop pour ce niveau de commandement. Jusqu’à l’Armée 95, cette tâche et cette responsabilité incombaient aux commandants des divisions de combat.
Selon l’AVIA ZH, la structure de commandement proposée comporte des risques. Le commandant des Forces aériennes, pour pouvoir accomplir ses tâches journalières de manière autonome, a besoin de la totalité des moyens et des ressources nécessaires. Il lui faut aussi pour cela un état-major capable de conduire et de l’appuyer sur le plan stratégique autant que sur les plans opératif et tactique. Plutôt que de créer une « cellule aérienne » autonome (et en cela redondante), il serait indiqué de ne pas donner une taille surdimensionnée au commandement des opérations. L’AVIA ZH est d’avis que la réduction du nombre d’officiers généraux n’est pas une nécessité impérieuse. Il convient de ne pas sous-estimer l’impact sur l’extérieur (par exemple dans les contacts avec l’étranger). Et à l’intérieur même de l’armée suisse, la solution proposée doit rester cohérente. Il y a dans les rangs hiérarchiques des différences inutiles et incompréhensibles qui sont susceptibles d’avoir des répercussions considérables dans une structure militaire. Selon l’AVIA ZH, il est essentiel que toutes les compétences (c’est-à-dire l’instruction et l’engagement) relatives à la troisième dimension soient attribuées au commandement des Forces aériennes. Les synergies sont plus efficaces entre une formation d’application DCA et un commandement aviation (y compris aide au commandement FA) qu’à l’intérieur d’une formation d’application mixte aide au commandement/DCA.
Le CRDC est d’avis que, compte tenu du problème des cadres en général, il convient de simplifier la structure des états-majors des grandes unités en la restreignant à l’essentiel. L’appellation « Forces terrestres » pour désigner ce qui n’est qu’une division de combat améliorée est une erreur sémantique destinée à jeter de la poudre aux yeux. La dernière phrase du chapitre 5.2 est d’une importance capitale, mais les moyens manquent pour la mettre en œuvre.
Le Flabcollegium estime peu efficace en cas de crise ou d’urgence l’organisation matricielle proposée (BAC et logistique) ; des corrections seraient bienvenues.
La GGstOf considère qu’il est temps de s’en tenir au principe qui assimile le commandant des Forces terrestres, en cas d’engagement, à un Joint Force Commander (JFC). Or dans ce cas, le cdt FT doit aussi disposer d’un état-major tactique qui lui permet d’assumer cette fonction. Il faut enfin tirer les leçons des derniers exercices d’état-major de l’armée.
La GGstOf doute sérieusement qu’un commandant de la formation supérieure des cadres soit intellectuellement en mesure d’avoir une vue d’ensemble aux niveaux tactique, tactique supérieur, opératif et stratégique, et de la transmettre.