Rapport explicatif
Consultation 2006/14: Ordonnance sur la maturité professionnelle fédérale · 19 pages
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Tableau 5 : Pourcentage de certificats de maturité professionnelle durant la formation pro-
fessionnelle initiale et part des femmes (2006)
Orientation Total des certificats de Durant la formation ini- Total pour les femmes
maturité professionnelle tiale
technique 3‘358 61.8 % 436 (13 %)
commerciale 5‘602 70.5 % 3‘170 (56.6 %)
artistique 681 51.8 % 434 (63.7 %)
artisanale 210 44.7 % 98 (46.7 %)
sciences naturelles 128 5.5 % 51 (39.8 %)
santé-social 623 9.5 % 478 (78.2 %)
Total 10‘602 62 % 4‘667 (44 %)
Source : Office fédéral de la statistique OFS / OFFT
3. Les points forts de la nouvelle ordonnance
Sur les points essentiels, l’ordonnance sur la maturité professionnelle du 30 novembre 1998 a fait ses preuves. L’aptitude à entreprendre des études dans une HES n’est pas remise en question : on continue à combiner une formation professionnelle initiale menant à un certificat fédéral de capacité avec une formation approfondie en culture générale (il s’agit
d’approfondir la culture générale dispensée pendant la formation professionnelle initiale concernée). La dotation de la formation approfondie en culture générale (une année) et le statu quo dans l’organisation des filières sont maintenus.
Le projet d’ordonnance suit en revanche la loi sur la formation professionnelle en rendant plus flexibles à la fois l’offre et les possibilités offertes aux personnes en formation. En témoigne plus particulièrement le fait que :
• l’enseignement interdisciplinaire est renforcé ;
• les orientations rigides qui prévalaient jusqu’à présent disparaissent au profit d’un lien
moins étroit avec la profession et d’une concentration sur des objectifs limités ;
• les directives institutionnelles et formelles sont adaptées au droit en vigueur actuelle-
ment.
3.1 Aptitude à entreprendre des études, interdisciplinarité
Depuis que la maturité professionnelle existe et en vue de permettre un accès général à l’enseignement supérieur dans les pays européens (hautes écoles ou hautes écoles spécialisées), on continue à tenter de définir l’aptitude à entreprendre des études supérieures sans y parvenir de manière concluante. Cette notion d’aptitude va bien au-delà des savoirs liés aux disciplines. Les personnes qui étudient doivent être largement capables de détecter les problèmes et de recourir à des solutions en se servant de connaissances étendues, de reconnaître et de combler leurs lacunes et d’utiliser en réseau ce qu’elles viennent
d’apprendre.
Les audits sur le réaménagement de la maturité professionnelle ont montré que l’aptitude à exercer une profession constituait la base de l’aptitude à entreprendre des études. La plus grande partie du temps (60 pour cent en moyenne) est consacrée à l’aptitude à exercer une profession. Combinée aux compétences professionnelles, la formation approfondie en culture générale vise à établir une solide compétence linguistique dans plusieurs langues et une compréhension des domaine des mathématiques et des sciences naturelles.