Rapport sur les résultats
Consultation 2013/69: Modifications à apporter aux bases légales en vue du développement de l'armée · 80 pages
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même une fois qu'il a accompli tous les jours de service requis. L'armée pourrait ainsi continuer à tirer parti d'un précieux savoir tout en couvrant mieux les différents groupes d'âge. Il en résulterait une plus-value grâce à l'expérience accrue des militaires plus âgés.
Transfair salue l'assouplissement lors de l’incorporation pour l'obligation de servir, ainsi que l'incorporation sur neuf ans pour la troupe et les sous-officiers. Cela permettra de mieux prendre en compte les besoins des militaires. On peut également s'attendre à ce que l'obligation de servir soit ainsi mieux acceptée.
Pour un particulier, la réduction du temps de service à quelques années aura des conséquences désastreuses. Elle conduit à une armée composée uniquement des plus jeunes adultes parmi les citoyens et les citoyennes suisses. Le lien entre l'armée et la société civile s'étiole encore davantage. Si les enfants ne voient plus leur père accomplir son service militaire, ils perdent également le contact naturel avec l'institution qu'est l'armée. De même, on priverait ainsi l'armée d'une valeur importante – une bonne dose d'expérience de vie –, qui s'avère extrêmement utile dans l'accomplissement de sa mission. Enfin, il faut relever que certains services spéciaux, qui requièrent une formation académique, renouvèleraient de moins en moins si leurs effectifs, au moment où ils remplissent les conditions requises, ne sont déjà plus astreints au service.
Un particulier est d'avis qu'on ne décharge pas réellement les militaires. Pour les décharger réellement, il faudrait à nouveau repousser l'âge de servir à 55 et 65 ans et introduire des cours de courte durée pendant le week-end, comme cela se faisait autrefois dans les championnats de divisions.
Militaires en service long
Pour le PS, les modèles de service long permettent à l'armée de mieux répondre aux exigences de l'économie et de la société et facilitent le recrutement urgemment requis de militaires contractuels et d'officiers contractuels, notamment pour des engagements dans le cadre de la promotion de la paix. Pour le PS, l'augmentation de la proportion de militaires en service long est souhaitable aussi longtemps que la Suisse maintient l'obligation de servir.
Pour VD, les réflexions portant sur l'augmentation de la part de militaires en service long ne sont pas opportunes, car en raison des faibles besoins lors d'engagements, leur emploi ne se justifie pas.
Pour la CMEP et PL, la part des militaires en service long ne doit en aucun cas être augmentée.
Pour PM, la part des militaires en service long de 15 % a tendance à être excessive. Etant donné qu'avec le service long, de très nombreux candidats adéquats aux fonctions de cadre se perdent, le pourcentage devrait être revu à la baisse à moyen terme. La part des militaires en service long doit être limitée au strict nécessaire.
L'ASsgtm constate avec satisfaction que le modèle du service long est certes étendu, mais qu'il est limité à 15 % de l'effectif de l'armée. Cela permet, d'une part, de garantir une grande disponibilité de formations de milice en état de préparation élevé et, d'autre part, de préserver le caractère de milice de l'armée suisse.
La SSO salue le fait qu'on renonce à augmenter la proportion de militaires en service long. Les faibles besoins lors d'engagements ne justifient pas qu'on emploie des militaires en service long.
4.8 Répercussions du développement de l'armée
Biens immobiliers
ZH considère qu'il est opportun de renoncer à l'infrastructure de combat et de réduire l'infrastructure d’instruction.